Panama

Panama, la fin de la route

Nous voici arrivés au Panama, où la route Panaméricaine s’arrête, pour reprendre de l’autre côté de la jungle impénétrable du Daríen, du côté colombien, en Amérique du Sud. Pour nous, c’est aussi l’inéluctable heure du choix : où allons-nous ensuite ?

Dès nos premiers coups de pédale au pays, nous avons le sentiment que le Panama fait pâle figure, comparé au Costa Rica qui nous a tant marqués. Ce pays dispose pourtant des mêmes atouts naturels que son petit voisin, mais ils ne sont malheureusement pas autant mis en valeur. Sans compter que, pour nous cyclistes, ces atouts sont tout autant hors de notre chemin, nous demandant des détours de plusieurs jours que nous décidons de ne pas faire. Tant pis donc pour les hautes vallées, la petite ville de Boquete aux accents suisses et le volcan Barú, point culminant du pays.

La Panaméricaine, toujours

Nous nous résignons du coup à continuer de pédaler le long de la Panaméricaine qui, petits chanceux que nous sommes, est en travaux sur près de 200 km. Ce qui veut dire : poussière, route en état moyen, pas d’accotement… et la joie de retrouver les klaxons quasi omniprésents des voitures et camions lorsqu’ils nous doublent. Parfois c’est pour nous saluer, mais plus souvent pour nous prévenir de leur arrivée ou nous demander « poliment » de nous tasser. Ô joie.

Heureusement, au bout de deux jours éprouvants nous débusquons une petite plage tranquille où camper. Au bout d’une petite route tranquille, Las Lajas nous permet de recharger nos batteries et nous y prenons une journée de repos bien méritée, tant nos têtes bourdonnent de bruit.

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Si ardue, si belle

Puis nous reprenons la route toujours plus à l’est, mais heureusement nous avons la possibilité d’emprunter l’ancienne Panaméricaine sur une centaine de kilomètres, qui semble beaucoup plus tranquille et bucolique. Bien nous en prend, car sitôt que nous quittons la route principale, nous nous retrouvons absolument seuls sur une très jolie route à l’asphalte parfaite, avec des vues splendides. Les trois prochains jours promettent d’être magnifiques et ils le sont effectivement, au moins par les paysages que nous traversons, de belles collines verdoyantes au pied desquelles roulent des rivières aux eaux parfaites pour une baignade improvisée.

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Pour le relief, par contre, c’est une autre histoire, alors que nous enchaînons sans cesse les montées et descentes d’une raideur nous rappelant le Guatemala, le tout dans une chaleur telle que nous n’en avions pas connue depuis plusieurs mois. Si commencer à rouler dès 7 h du matin nous procure un peu de fraîcheur durant quelques heures, la chaleur du soleil nous rattrape bien vite. Ces quelques journées finissent par nous épuiser et nous devons raccourcir nos étapes pour arriver à bout de cette section, que nous ne regretterons pourtant pas d’avoir roulée. Car, comme dit Emma : « À choisir, je préfère des côtes raides mais tranquilles à une route avec beaucoup de circulation : au moins dans les côtes je peux me concentrer ! »

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C’est aussi au cours de ces quelques jours que nous franchissons un cap symbolique: nos 15 000 km ! Il y en a une qui n’est pas peu fière…

15000km

Vent de fraîcheur

Nous arrivons finalement à Santiago où nous prenons une journée de repos afin d’aller visiter, en bus, le petit village de Santa Fé, plus haut dans les montagnes. Ah, il ne sera pas dit que nous n’y serons pas allés dans les hautes vallées ! Et nous ne le regrettons pas, en déambulant dans les ruelles tranquilles de ce petit coin de pays entouré de montagnes. Et, à cette altitude, un peu de fraîcheur nous fait beaucoup de bien.

Sur le chemin du retour, nous visitons la jolie petite église de San Francisco, l’une des plus vieilles du Panama. Il y avait longtemps que nous n’avions pas vu d’église.

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Pour dire vrai, ça ne court pas les rues depuis le Costa Rica, car ici l’emprunte des conquistadores espagnols a été beaucoup moins importante. Moins d’histoire architecturale, mais qu’importe, l’attrait est ailleurs, dans la nature.

Stop ou encore ?

Pour la petite histoire, c’est aussi à Santiago que nous finissons par prendre la décision finale concernant notre voyage…

Après plusieurs jours d’intenses réflexions, de choix et de contre-choix, de rires et de larmes provoqués par notre indécision chronique, nous avons finalement tranché : c’est à Panama que s’arrêtera notre voyage.

Nous n’irons pas aux îles paradisiaques de San Blas, ni en Colombie, ni en Équateur, ni ailleurs. Pas cette fois. Pas avant un bout de temps. Oh, ce n’est pas l’envie qui manque, au contraire. Nous sommes toujours autant excités à l’idée de découvrir de nouveaux horizons. Mais il nous faut nous rendre à l’évidence : au quotidien, le plaisir n’y est plus, la lassitude s’est installée et nous voyons mal comment la briser, sauf en s’arrêtant. Ou la différence, pour nous, entre le voyage au long cours fantasmé et vécu au quotidien.

À bout de souffle

Surtout, Emma n’embarque plus. Nous la sentons toujours avec nous, mais par défaut, « pour nous faire plaisir ». De moins en moins, nous voyons ses yeux pétiller. De plus en plus, s’exprime l’envie de retrouver ses amis, sa famille. Quelques jours plus tôt, nous lui avions posé la question : « veux-tu continuer ? » Sa réponse fut étrangement mature, mais sans équivoque : « j’aimerais rentrer mais si vous préférez, on peut continuer… »

Physiquement, elle est pourtant plus forte jour après jour et enfile même les côtes sous le soleil sans broncher, ou presque. Mais qu’en serait-il dans les Andes, où les ascensions seraient d’une toute autre ampleur, encore jamais rencontrée, sans compter que nous roulerions en moyenne entre 3 000 et 4 000 mètres d’altitude ? Bien sûr, d’autres enfants out déjà traversé les Andes à vélo, mais aucun à notre connaissance ne l’a fait seul sur son vélo, encore moins à huit ans. Il y a sans doute une raison à cela et nous ne cherchons surtout pas à être dans le livre des records Guinness, encore moins au détriment du bien-être de notre fille.

Pour résumer, les adultes en nous auraient bien continué, mais en tant que parents nous avons décidé d’arrêter. Comme nous l’avons toujours dit, ce voyage se doit d’être avant tout source de plaisir pour chacun, et si l’un d’entre nous n’en éprouve plus, alors le voyage n’a plus de raison d’être.

À Santiago, quand nous annonçons à Emma notre décision d’arrêter le voyage, son visage s’illumine doucement. Elle sourit, mais étrangement n’exulte pas, puis rentre dans la chambre du motel. Quelques secondes plus tard, nous l’entendons pleurer doucement. Nous n’y comprenons rien. Aurions-nous pris la mauvaise décision ? Puis, alors que Cécile va voir Emma pour lui demander ce qui ne va pas, celle-ci lui demande : « Maman, ça t’est déjà arrivé de pleurer de bonheur ?… »

Nous avons définitivement pris la bonne décision.

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Soudain, tout s’enchaîne très vite. Les billets d’avions, l’annonce aux proches, les préparatifs… Emma a déjà la tête ailleurs, ne vivant que dans l’attente des retrouvailles avec ses amis et sa famille.

La dernière ligne

Mais il nous reste encore 250 km à parcourir à vélo avant de prendre l’avion. Quelques jours au cours desquels nous roulons le long de cette satanée Panaméricaine, dans des conditions allant en s’empirant alors que nous approchons de la capitale. Toujours plus de bruit, de circulation, de vitesse et d’insécurité. Nous prenons bien une petite pause à Santa Clara, dans un camping en retrait de la plage, et visitons une autre église superbe dans le petit village de Natá, mais le cœur n’y est plus trop. Vivement Panama.

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Notre arrivée dans la capitale est plutôt mouvementée, alors que la route devient autoroute et que nous traversons le pont enjambant le canal pour rejoindre la ville.

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Nous ne sommes pas peu rassurés d’enfin entrer dans la ville où la circulation s’atténue. Nous trouvons une auberge de jeunesse dans une rue tranquille du très beau quartier Casco Viejo, le « vieux Panama », classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre programme des prochains jours est chargé : nous voulons bien sûr visiter la ville et aller faire un tour du côté du canal, mais il nous faut d’abord trouver des boîtes pour y mettre les vélos et toutes nos affaires. Pas une mince affaire, mais nous réussissons finalement à trouver tout ce qu’il nous faut. Les vélos, remorque et sacoches emballés, nous pouvons à présent déambuler dans les rues de Casco Viejo, l’esprit tranquille.

Hétéroclite Casco Viejo

Et il vaut le détour, ce quartier. En pleine mutation, son visage change tous les jours ou presque, alors que les chantiers de rénovation se font entendre dans chaque rue, dans chaque maison. Il faut dire que le potentiel est là, tant les vieux bâtiments coloniaux débordent d’élégance.

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Quel choc de voir ces maisons délabrées devenir de vrais palais ! Sans aucun doute, d’ici moins de dix ans ce quartier sera l’une des destinations les plus prisées d’Amérique Centrale, rivalisant de beauté avec Antigua au Guatemala ou Puebla au Mexique.

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Déjà, les quelques églises et places publiques ombragées se parent de quelques terrasses où viennent dîner une faune distinguée, créant tout un décalage avec la population pauvre vivant toujours dans les rues alentours, dont les maisons n’ont pas encore été rénovées. Pas encore, mais ce n’est qu’une question de temps. Peu de chance que ces derniers resteront dans les parages, d’ici peu.

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Panama, c’est aussi la capitale la plus dynamique d’Amérique Centrale, de loin, et son centre-ville peuplé de dizaines de gratte-ciels est là pour le prouver : la frénésie immobilière bat son plein ici ! Si ce genre de buildings n’est pas notre tasse de thé, il nous faut reconnaître que, de loin, c’est plutôt joli quand même. C’est beau une ville, la nuit.

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Mais Panama c’est avant tout le fameux canal, à l’origine de la notoriété et de la richesse de tout le pays. Un canal qui a fêté en 2014 ses 100 ans, un prodige d’ingénierie et un chantier titanesque qui s’est payé au prix fort : pas moins de 22 000 hommes sont morts de fièvre jaune ou de malaria durant sa construction par les français menés par Ferdinand de Lesseps, qui pourtant abandonnera les travaux devant cette tâche colossale. Opportunistes, les américains reprendront le flambeau et termineront l’ouvrage, tout en se négociant les droits de propriété exclusifs jusqu’en 1999, avant de rendre le canal au Panaméens, qui ont décidé en 2004 de creuser un second canal, plus grand, afin d’y accueillir les cargos toujours plus grands et plus nombreux : par moins d’un million de bateaux ont emprunté le canal en 100 ans, ce qui fait quand même plus de 40 navires par jour.

Sur place, les lieux déstabilisent par leur grandeur, alors que de gigantesques cargos défilent doucement entre les vannes des écluses. Un spectacle quasiment irréaliste qui vaut la peine d’être vu au moins une fois pour réaliser à quel point l’homme est capable de prouesses techniques.

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Même les meilleures aventures ont une fin… temporaire

De retour du canal, il ne nous reste plus à présent qu’à attendre notre avion, qui décolle le lendemain. Nous osons à peine y croire, tant tout cela nous apparaît si irréel.

Quatre jours après être entrés dans la ville de Panama, 18 jours après notre entrée dans ce pays, et surtout 17 mois et 15 406 km après avoir quitté Vancouver, nous voici donc au premier terme de notre aventure.

Une aventure extraordinaire que nous ne regrettons pas une nanoseconde d’avoir réalisée et que nous referions à l’identique, tant les souvenirs merveilleux se bousculent dans nos têtes.

Et puis, cela ne veut pas dire que nous ne reviendrons pas, bien au contraire. Nous voulons garder ce rêve bien vivant dans nos têtes, maintenant que nous y avons goûté. Nous sommes tombés amoureux du voyage en vélo et nous voyons désormais difficilement voyager autrement.

L’Amérique du sud, l’Afrique du Sud, l’Australie, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe nous attendent et nous trépignons déjà d’impatience d’y rouler. Oui, même Emma, qui a hâte d’être quelques années plus vieille et plus forte encore pour continuer ce rêve nomade dont nous n’avons terminé que la première étape. À l’avenir, nous voyagerons sans doute moins longtemps par contre, entre trois et six mois probablement, histoire de garder intacts l’enthousiasme et l’énergie avant qu’ils ne s’émoussent. Et puis comme cela, par étapes successives, nous ferons durer le plaisir encore plus longtemps.

L’autre projet

Pour l’instant, nos yeux regardent ailleurs, et pour être francs c’est une autre des raisons pour lesquelles nous avons décidé d’arrêter notre voyage : depuis quelque temps nos esprits vagabondent dans l’après, à imaginer où nous nous installerons, ce que nous ferons. Or, c’est bien connu, on peut difficilement mener plusieurs projets d’envergure de front. Il nous a fallu choisir entre vivre au présent et bâtir l’après. Nous avons choisi.

Mille et une idées fourmillent déjà dans nos têtes depuis plusieurs mois, qui lentement mûrissent, influencées par les expériences et rencontres que nous avons vécues en voyage. Un projet de vie autrement plus ambitieux qu’un voyage à vélo, qui sera bien plus ardu et prendra du temps à réaliser mais qui, pour ces raisons, nous excite au plus haut point. Vous nous connaissez un peu maintenant, vous savez que nous aimons les défis et les chemins qui s’éloignent de la monotonie.

Tout un programme, que nous avons hâte de débuter. Un autre voyage commence déjà ! Il nous occupera au quotidien pour les prochaines années.

Les « inspirants » inspirés

Mais avant, nous tenons d’abord à venir vous rencontrer, enfin ! Car nous vous l’avons déjà dit et le répétons une fois de plus : si durant ce voyage nous vous avons peut-être inspirés, nous en sommes touchés mais telle n’a jamais été notre prétention, loin de là. Par contre, si nous sommes arrivés jusqu’à Panama, c’est aussi un peu, beaucoup grâce à vous, qui nous avez portés à bouts de bras, à force de commentaires chaleureux et encourageants, de « J’aime » sur Facebook et sur notre blogue. Croyez-le ou non, votre présence nous a poussés dans les côtes trop dures, sous la chaleur trop forte, sous la pluie trop froide, sur les routes trop dangereuses. En fait, nous n’étions pas trois à voyager. Nous étions plus de 2 000.

Sans vous, nous nous serions peut-être arrêtés plus tôt.

Les vrais inspirateurs, c’est vous.

On se voit bientôt ?

Vous rencontrer, donc. Et ce, dès les jours qui viennent ! Vous êtes dans la région de Montréal et vous avez une soirée de libre prochainement ? Nous adorerions vous voir ! Si telle est votre envie également, merci de cliquer sur les liens ci-dessous pour vous inscrire aux conférences MEC :

  • Au magasin de Montréal, le vendredi 30 janvier de 18 h à 20 h 30
  • Au magasin MEC de Longueuil, le jeudi 5 février de 18 h à 20 h 30

Au programme de ces retrouvailles, un diaporama résumant notre périple jusqu’ici, des anecdotes à la pelle et plein d’infos pratiques sur notre voyage. On compte sur vous !

Amis de France, vous ne perdez rien pour attendre. Soyez patients, nous travaillons fort pour venir vous rencontrer aussi d’ici les prochaines semaines !

Chers partenaires

Avant de clore ce long chapitre, il nous reste à remercier aussi chaleureusement nos commanditaires, qui nous ont supporté sans conditions, à commencer par MEC, qui a cru en notre projet dès le premier jour et a renouvelé chaque année sa confiance, toujours plus forte.

Nous remercions aussi Black Diamond, BoB, Dumoulin Bicyclettes, Keen, La Cordée, MSR, Nature’s Bakery, Therm-A-Rest, Pack Towl, Sterling Ropes, Steripen, Vaude et Vélo Québec, qui nous ont donné un précieux coup de pouce.

Notre voyage à vélo prend donc une longue pause ici, mais notre blogue et notre page Facebook resteront actifs : nous avons encore quelques trucs à vous dire sur notre voyage, sans compter nos émotions d’après-voyage…

À très vite, donc !

Très amicalement,

Emma, Cécile et François-Xavier

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31 avis sur « Panama, la fin de la route »

  1. WOW!! Vous revenez au Canada, trop top génial la classe!!!! J’étais trop curieuse de savoir alors j’ai rapidement été à la fin de votre blog pour connaitre la réponse ;-))

    Vu votre détermination, je suis certaine que vous ne manquerez pas de continuer votre tour du monde par-ci par-là au gré de votre envie du moment ;-))

    Ben, nous sommes toujours en Ontario et j’aimerais tellement tellement vous présenter notre superbe nouvelle région avec son canal aussi puisque nous avons le Canal Welland (qui relie le Lac Ontario et le Lac Erie)…

    J’espère sincèrement que vous aurez le temps de venir nous voir avant de retourner en France…

    À très bientôt j’espère 😉

  2. Quelle authenticité! Partager intimement vos pensées si profondes, vos questionnements avec nous, vous êtes des plus honnêtes et vraies. Un grand merci à vous trois pour nous avoir fait voyager aussi pendant 17 mois.

  3. Je suis de Gatineau, Je ne pourrai être du 30 janvier….Continuer a avoir envie de vous dépasser et éviter de trop prendre racine….
    Au plaisir !!!
    Marc Chalifoux
    ‘Vaincre ou mourrir-L’odyssée des Amériques a vélo’
    St-Jovite, Qc.-Ushuaia, TDF, Argentina

  4. Emma, Cécile et FX, vous avez toute notre admiration pour ce que vous avez réalisé et merci pour toutes ces photos et reportages si touchants qui nous ont fait rêver et voyager avec vous. Le meilleur pour vous pour la suite des choses.

  5. Merci! Pour ces belles émotions. C’est bien de suivre votre cœur et votre philosophie de vie. Je vous suis depuis le début, il faut absolument venir à Québec pour une conférence ou une visite. Je suis certaine qu’Emma a déjà la piqûre des voyages c’est un bel héritage ce merveilleux voyage. J’espère avoir de vos nouvelles bientôt et de connaître vos projets futurs. Bye

  6. je vous souhaite un retour en douceur.
    Et j’ai déjà hâte de vous lire au prochain voyage! Repos bien mérité.

  7. Bravo et merci les nomades.
    Au plaisir de vous serrer dans mes bras un de ces 4 et de vous dire de vive voix le plaisir que j’ai eu à vous suivre…
    Prenez soin de vous 🙂

  8. je vous ai suivie avec passion , j’ai adorée …. je trouve beau ce que vous dites , vous avez vu tellement de belles choses , et puis vous avez la vie devant vous pour recommencé dans quelques années , vous avez raison sur 3 ou 6 mois ca doit etre sympa !!!! Moi j’ai voyagé grace a vous merci a vous 3 , vous etes une belle famille BISOUS ….. je continue de vous suivre sur FB Lili

  9. bravo pour cette route parcourue et ce chemin réalisé. on vous souhaite plein de belles choses pour vos projets à venir. vous vous êtes frottés au monde : 15000kms dans les jambes et dans la tête… nul doute que toutes ces images et ces rencontres vous guideront au quotidien. bonne continuation et merci pour vos récits!

  10. Merci de nous avoir inclus dans votre grande aventure.
    Grâce à vous trois, nous avons fait un voyage intéressant, grandiose et magnifique dans le confort de notre foyer.
    En vous lisant, je peux vous confier avoir ri, frissonné et pleuré avec vous…particulièrement avec Emma qui a versé (probablement) ses premières larmes de bonheur à 8 ans. Quelle belle famille vous faites!
    Espérant vous rencontrer lors de vos conférences MEC, si vous venez à Québec ou ailleurs. Qui sait???
    Comme lectrice assidue et amie maintenant, je vous souhaite un bon retour à la « maison » et un doux repos bien mérité.😘

  11. ce que vous avez fait est vraiment hors de l ordinaire,,,considerant que vous etiez accompagné d un enfant……et surtout en velo…15,000 kilo faut le faire…..bonne suite a vos nouveau projet…

  12. Amour, défi, dépassement, émerveillement, difficultés, partage, enthousiasme communicatif, maudite roue, côtes en danseuse, côtes en ligne droite, soleil de plomb, voitures et gazoil, routes linéaires, routes sinueuses, routes à couper le souffle, paysages à l’avenant, églises, montagnes, marchés colorés, phares, sea surf and sun, sourires partagés, images imprégnées, animaux complices, beautés diversifiées, architecture, mais les gens, toujours les gens, vous Emma, Cécile et François-Xavier et tous ceux rencontrés grâce à votre regard d’ouverture et d’amour envers l’autre. Sagesse, maturité, décision intelligente et sensible. Accomplissement, sans regrets et pourquoi regretter quoi en fait ? Projets : conquête d’un autre monde. Qui reste à découvrir et qui fait déjà saliver la galerie. Inspirants, adorables et patients de lire des mots approximatifs qui s’aventuraient dans des zones comme autant de ballons d’essais sans trop d’égard à vos interprétations qui sont toujours demeurées bien polies en ce qui regarde mes errances et divagations discursives. Images d’amitié et de chaleur humaine et sociale pour Emma. Projets qui titillent la curiosité pour Cécile. Et la conquête du monde pour FX, avec sa nouvelle compagnie de tourisme d’aventure qui nous mènera tous au bout du monde sans aucun effort, puisque clé en main…

    Bisous à vous trois et à bientôt pour la suite du monde.

    Merci pour tout. Avec affection.

    Paul

  13. Bravo à vous, j’ai beaucoup apprécié vous suivre sur votre blogue. Vos commentaires étaient très intéressants et véridiques, vous ne cherchiez pas à dorer les propos, Vous m’avez fait rêver.
    Bon retour
    Diane

  14. Dernier message très touchant… On a l’impression de vous connaître en suivant votre longue aventure. Comme j’aimerais vous rencontrer « en vrai »… Jamais fait de vacances en vélo mais c’est un rêve… qui deviendra réalité j’en suis sûre (grâce à vous)… Bonne continuation à vous et félicitations d’avoir réaliser ce beau voyage avec votre fille. Je suis curieuse de savoir le devenir de votre petite Emma. Que fera t’elle de cette magnifique expérience ? J’aimerais le savoir…
    Bises

    Chantal JQ

  15. Bravo à vous d avoir su vous arrêter en tout cas vos beaux récits vont me manquer… un gros bisous de Suisse

  16. Vous êtes magnifiques. J’ai suivi votre voyage et vous m’avez fait rêver. Avec un peu de recul, j’imagine que vous réaliserez encore bien davantage tout ce que ce voyage a pu vous apporter à tous les trois dans les temps à venir. Vous continuerez donc à voyager encore dans vos têtes pendant longtemps ! Et quand vous serez prêts, si vous voulez nous en faire part, ne vous gêner surtout pas pour nous donner encore vos impressions personnelles sur votre expérience. Je pense à Emma particulièrement. Et je crois que nous sommes plusieurs qui seront au rendez-vous !
    Bon retour à la maison !

  17. Oh, et puis en passant, le vélo d’hiver au Québec, ça existe et c’est très plaisant. Si la coupure avec le vélo est trop difficile, pensez-y. Il y a l’événement ‘Vélo sous zéro’ pour vous dégourdir les jambes et partager votre expérience en direct avec 1000 autres cyclistes le 15 février prochain. Voir http://www.veloquebec.info/fr/evenement/Velo-sous-zero À bientôt peut-être ! xxx

  18. WOW! Quel beau texte. Quel témoignage d’amour pour votre fille. Ayant moi-même un petit garçon de 7 ans, je comprends votre décision. Le bonheur de nos enfants avant tout. Un bonheur vrai. Ressenti. Pas un bonheur imposé. Emma à beaucoup de chance de vous avoir comme parents. Et vous êtes chanceux de l’avoir comme petite fille. Vous formez vraiment une magnifique famille. C’est ce que je retiens le plus de votre blogue. L’amour entre vous 3 et toute la beauté de la vie à travers vos aventures! Merci de nous avoir partagé tous ces beaux moments, j’ai adoré mon voyage avec vous! C’était magnifique! 🙂

  19. Merci de m’avoir fait voyager par le partage de vos récits!
    Vous avez rempli ma tête de petite cyclotouriste d’idées et de rêves!!

  20. Vous lisant depuis les débuts, je n’ai jamais laissé de commentaires. Pourquoi? Je ne sais pas. Mais là, je ne peux m’empêcher.

    Premièrement bravo! Votre détermination est à couper le souffle et j’étais parfois essoufflée juste à vous lire! Ensuite, comme pour bien d’autres, vous avez été une très grande source d’inspiration et vous m’avez fait rêver tellement souvent! J’ai toujours voulu partir à l’aventure comme cela (pas nécessairement à vélo), peut-être qu’un jour ça va se concrétiser.

    Finalement, un petit mot pour Emma: mes enfants âgés de 6 et 8 ans ont été franchement impressionnés qu’une petite fille, comme eux, puisse rouler autant à vélo. Ça leur a fait voir une autre facette de la vie et à bien des moments ils ont parlé d’elle quand je leur lisais les billets et que je leur montrais les photos.

    Pour sûr, vous lire va me manquer. En même temps, je comprends bien votre décision. Et comme vous le dites si bien, ce n’est que partie remise!

    Je continuerai de suivre votre page Facebook, pour rester au fait de vos prochaines aventures. 😉

    Merci d’avoir partagé tous ces beaux moments.

  21. Salut.

    Comme le message précédent d’Eve, je n’ai jamais posté de commentaire. En fait je vous ai découvert par hasard et je ne me suis plongé dans vos aventures qu’il y a quelques mois. J’ai donc un peu remonté le temps de votre voyage. Quel plaisir de vous lire, de voir ce que vous avez réalisé, la volonté avec laquelle vous l’avait fait et surtout la sincérité de vos écrits : tout n’est pas rose à vélo mais à la fin l’envie de recommencer est la plus forte. Tout est très bien résumé dans votre article  » 12 réalités du cyclotourisme ».

    En vrac, vous m’avez donner envie de visiter Antigua, de m’installer à Vancouver, de m’égarer dans la nature du Costa-Rica ou encore de prendre quelques kilos en testant la nourriture mexicaine… Un grand merci à vous 3.

    En attendant que vous passiez en France (ou qu’un jours nous allions rouler par chez vous), je vous souhaite un très bon retour.

    JC

  22. Cet article est superbe, et le passage sur la prise de décision m’a beaucoup ému (vraiment beaucoup…)
    Bravo, vous retranscrivez à merveilles vos sentiments et émotions, ce n’est jamais facile…et surtout bravo pour tout ce que vous avez accomplis, je suis admiratif.

  23. Je suis émue à lire votre texte. Ça prend du courage pour partir, mais ça prend aussi du courage pour prendre le genre de décision que vous aviez à prendre pour la suite. Je vous admire. Emma est extraordinaire mais on comprend de qui elle tient ça! Bravo à vous tous et heureux retour en terre québécoise! Ce fut un plaisir de vous lire, et même si nous sommes loin, nous continuerons de vous suivre.
    Quand nous remonterons l’Amérique Centrale, nous consulterons votre blogue, c’est certain.

    Denise

  24. Ohhhh mais je suis trop émue, j’ai presque les larmes aux yeux là, c’est un si beau texte !
    Bravo bravo … je vous ai suivi, laissé quelques commentaires admiratifs, et je guettais avec impatience votre newsletter qui annonçait de nouvelles aventures !
    Ce que vous avez fait, peu le font, je veux dire : voyager à vélo, si loin, si longtemps, ensemble, avec tout l’amour qui vous unit c’est magique ! Votre fille est géniale, elle a super mûri, avoir découvert tout ça à son âge c’est une chance exceptionnelle. Vous êtes des parents trop cools 😀

    Bravo pour votre décision : s’il est difficile de partir, de tout quitter, il est également difficile de rentrer, j’en sais quelque chose, ça a hanté quelques unes de mes nuits (et pourtant je suis partie moins longtemps ! Mais plus loin… ahaha !)

    Vous étiez toujours dans le partage, sur la route, avec les gens, avec nous, entre vous, et c’est aussi pour ça que j’ai aimé vous lire. Pour vos talents d’écriture, mais aussi pour votre façon de voir le monde, de vous voir, de voir ce que vous faisiez.

    Ah, et si je suis émue, c’est aussi parce que j’ai un peu l’impression de vous « quitter », après tous ces mois à vous lire ! J’espère que nous connaîtrons votre futur projet 🙂

    J’espère à très bientôt… j’aimerais bien venir vous voir à Montréal (pour vous, pour Montréal, pour le Québec, pour le Canada !!) mais ce ne sera pas possible, alors j’espère vous voir en France 🙂

    Merci pour tout… merci merci merci !

  25. Bravo a vous 3 pour cette aventure extraordinaire. Vous nous avez fait partager des revés et nombres d,aventures extraordinaire. Par vos textes tres bien travailler, vos photos splendides et exprimant bien des mots par le fait meme. Bonne continuiter dans les projets futur du quotidient et ceux de nouveaux revés en familles en velo.
    Ce n,est qu,un debut…
    Romain

  26. Felicitaciones! Je suis tombée sur un article relatant votre périple dans le journal le Soleil on-line. Je suis allée rapidement visiter votre site. Que dire? Quelle belle aventure….quel rêve devenu réalité! Je suis impressionnée par la tenacité d’Emma. Dès que ma fille (10 ans) rentrera de l’école je lui ferai visiter votre site histoire de l’inspirer. Le retour est une étape parfois ardue bien que tant espéré. Voyager change la perception du monde….bonne adaptation! Que siga la aventura!

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