Blogue / Costa Rica

Sea, Surf and Sun…

Alors que 2014 tire à sa fin, il nous faut à présent trouver un endroit où célébrer le réveillon. Idéalement, sur une plage.

En rejoignant la côte Pacifique, il nous reste à gravir quelques dernières côtes salées, sous la chaleur. Mais la vue sur l’océan nous encourage dans nos efforts.

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Notre route traverse également le parc national Carara et emprunte le fameux Crocodile bridge, duquel nous avons tout le loisir d’observer plusieurs dizaines de sauriens en pleine santé, batifolant dans la rivière en contrebas. Impressionnants bestiaux !

Puis nous rejoignons Jacó, l’une des stations balnéaires les plus anciennes et connues du pays, réputée aussi pour ses vagues parfaites pour l’initiation au surf. Comme on aurait pu le craindre, si la plage est très belle, la ville est un peu trop grosse pour nous. Mais la journée est déjà bien avancée et nous préférons nous poser ici pour une nuit. L’ambiance nocturne confirme nos craintes : ici c’est la place pour faire la fête, pas sûr que l’endroit soit de tout repos dans les parages, pour un réveillon en famille…

Hermosa la magnifique

Nous décollons le lendemain et poursuivons notre route le long de la côte, dans l’espoir de trouver un coin tranquille. Huit petits kilomètres à l’est de Jacó, nous passons devant Playa Hermosa, un tout petit village le long d’une plage magnifique (ce que veux d’ailleurs dire « Hermosa » en espagnol). Quelques hôtels et cabañas, deux petites épiceries, c’est à peu près tout. Côté plage, celle-ci est parfaite, les palmiers bordant une longue et large bande de sable blanc. Quant aux vagues, elles sont bien plus impressionnantes qu’à Jacó, atteignant parfois 3 mètres. Pas des vagues de Mickey ! Ouaip, on l’a trouvé notre coin pour le Nouvel An. Chanceux comme nous sommes, nous dénichons la dernière cabaña disponible et posons nos pénates ici.

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Nos plans pour les prochains jours ? Regarder les surfeurs à l’oeuvre, nous baigner dans les rouleaux géants, admirer les couchers de soleil, et c’est tout. C’est déjà beaucoup, non ?

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Ah oui, et aussi réfléchir à la suite du voyage. Aussi. Et dans ce domaine, notre décision change tous les jours. On n’est pas rendus…

Cerise sur le gâteau, nous avons la chance de partager ce petit paradis avec non moins d’une douzaine de aras tout de rouge vêtus, volant régulièrement au-dessus de nos têtes. Un spectacle ahurissant de beauté.

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Gone surfin’

Nous passons trois jours proches de la perfection à Playa Hermosa, et découvrons la culture du surf, qui nous attire beaucoup. Comment pourrait-il en être autrement ? Oh, pas la mode surf, mais l’esprit surf. La simplicité de la vie : se lever, aller surfer, manger sainement, retourner surfer, dormir. Et surtout, pas d’arrogance, mais un esprit de tolérance vis-à-vis des autres, une attitude très tranquille et une humilité face à la mer et ses vagues qui imposent le respect. Quant au surf en tant que tel, nous lui trouvons beaucoup de similitudes avec l’escalade : la beauté du mouvement, le sens de l’équilibre, l’harmonie avec la vague comme en grimpe avec le rocher. Tout ceci ne peut que nous séduire. Pourquoi ne pas essayer, nous aussi ?

Nous prenons donc un cours tous les trois avec Andrea, brésilien expatrié au Costa Rica, avec qui nous allons apprendre les rudiments du surf. Pour cela, direction Jacó et ses vaguelettes propices à l’initiation.. Après quelques bases théoriques, c’est parti pour la pratique et là, le miracle survient : nous réussissons rapidement à nous mettre debout et surfer nos premières vagues. Bon d’accord, nous apprenons sur des planches très stables, histoire de nous donner une chance, mais quelle sensation ! Emma en particulier, a un plaisir fou et réussira à se tenir 18 fois debout sur sa planche en moins de deux heures. Quelle fierté elle a ! Pour un essai, c’est un coup de cœur. Il faut que nous réessayions rapidement !

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Mais il nous reste tout d’abord à clore cette année en beauté. Ce soir, c’est réveillon ! Pas question de pâtes bolognaise : allons au resto ! Emma prend des pâtes, mais bon… Puis ce sera dessins animés au programme et lever de verres aux douze coups, sur la plage, quelques feux d’artifice éclairant la nuit étoilée. N’y tenant plus, Emma fonce ensuite se coucher, et nous restons pour admirer quelques lanternes s’élançant fébrilement dans le ciel. Bonne année !

Le lendemain nous décidons de retourner à Jacó et louons des planches de surf pour nous pratiquer. Et là, retour sur terre, la magie n’opère plus. Nous montons bien debout à plusieurs reprises sur nos planches, mais c’est étrangement plus difficile qu’hier. La réalité nous rattrape et nous confirme que surf est l’une des activités les plus difficiles qui soient, une école d’humilité sans pareille. Mais si nous ne cessons de boire la tasse, le plaisir est là et c’est l’essentiel. Après deux heures de lavage intensif dans les vagues, essorés, nous rentrons à la cabaña pour passer le reste de la journée à nous reposer avant de profiter, une fois encore, d’un coucher de soleil à tomber par terre. Maudit qu’on est chanceux.

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Manuel Antonio, la star

Presqu’à regret, nous quittons enfin Playa Hermosa pour continuer notre route, serpentant le long de la côte Pacifique centrale et de ses plages désertes. Notre prochaine destination est excitante, elle aussi, puisqu’il s’agit du parc national Manuel Antonio. Plus petit parc national du pays, c’est aussi le plus visité, à raison semble-t-il car c’est un concentré de forêt tropicale et de plage où les rencontres animalières sont nombreuses, malgré la foule. Allons voir…

Nous nous basons à Quepos, à 8 km de l’entrée du parc, où nous trouvons un hébergement et tous les services. Comme souvent, nous nous éloignons du centre-ville pour y trouver un logement moins cher où nous sommes les seuls « gringos » à la ronde.

Le jour suivant nous employons une tactique qui nous a plutôt bien réussi pour nous rendre dans les endroits touristiques bondés : on se lève aux aurores et arrivons à l’entrée du parc une heure avant l’ouverture du parc, c’est-à dire avant 7 heures. Mais ici, il semble que d’autres aient eu la même idée que nous, alors que devant nous s’étend une file d’une centaine de personnes (sans compter les centaines d’autres qui s’entasseront derrière nous très rapidement). Bon, pour la tranquillité, on repassera. Alors que nous entrons dans le parc, nous employons alors notre deuxième tactique secrète : aller marcher là où personne ne va. En l’occurrence, ici : ne pas aller sur les plages les plus proches mais en forêt pour rejoindre les plages plus éloignées. Et là, ça paie. Rapidement, nous nous retrouvons seuls et arrivons sur une petite plage où, certes, d’autres sont déjà arrivés, mais nous ne sommes pas nombreux.

La plage est très jolie et tranquille, nous nous y posons un peu, avant de rejoindre les plages phares du parc, bondées, mais qui restent très agréables.

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Avec tant de monde alentours, malheureusement les rencontres animalières se font rares, sauf autour des poubelles où ratons laveurs, singes capucins et pizotés abondent.

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De loin, nous apercevons aussi un paresseux, tout là-haut dans les arbres, trop loin pour être pris en photo, et un petit singe écureuil tout mignon non loin de là. Nous passons globalement une belle journée mais ce parc, s’il est effectivement très beau, n’est pas un coup de cœur. Trop de monde, évidemment. Il faut dire, un 2 janvier, comment aurait-il pu en être autrement ?

Sur la plage abandonnée…

Nous quittons Quepos et poursuivons notre route le long de la côte à un rythme de Sénateur à vélo, c’est dire si nous allons lentement, mais peu importe, nous profitons de ce pays qui a tant de beautés à offrir. La route traverse de grandes palmeraies, car l’huile de palme est l’une des principales production du Costa Rica.

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Nous prenons une pause lunch dans le joli village de Dominical, autre haut-lieu du surf costaricain. Nous pensions y prendre une autre journée de repos mais trop de monde sur la plage nous en décourage. Nous poussons donc un peu et arrivons finalement au parc national Ballena, un parc marin réputé pour les baleines qui y passent au large, mais aussi pour sa plage à marée basse qui forme une queue de baleine. Nous nous posons à Uvita, un tout petit village dans le parc où nous dénichons une cabaña pour trois fois rien, à quelques pas de la plage. Bon, nous allons devoir y rester une journée au moins et y surfer un peu, les vagues sont trop invitantes et la plage, déserte (en dehors des fins de semaines, où c’est une toute autre histoire), l’une des plus belles que nous ayons vues. Une autre journée de rêve qui se clôt en beauté alors que le soir, au détour d’un chemin du village, nous apercevons un paresseux de très près, se déplaçant le long d’un fil électrique.

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Corcovado, si proche…

Mais tranquillement pas vite, nous voici à présent arrivés presqu’au sud du Costa Rica. Oui, déjà. Mais il nous reste un parc incontournable à aller visiter : le parc national Corcovado, sur la péninsule de Osa, reconnu comme étant probablement le dernier endroit où l’on puisse voir une forêt tropicale côtière dans son état originel en Amérique Centrale. Oui mais voilà. Nous rendre dans ce parc représente un détour conséquent que nous sommes prêts à faire, son accès reste compliqué et, surtout, cher. En effet, visiter ce parc prendrait deux à trois jours de randonnée, obligatoirement avec un guide, sans compter les transports pour entrer et sortir du parc. Une dépense de plusieurs centaines de dollars un peu trop élevée pour nous, malheureusement, d’autant plus que nous avons déjà eu la chance de rencontrer beaucoup d’animaux lors de nos pérégrinations dans le pays. Après réflexion, nous nous résignons donc à faire une croix sur le parc que nous aurions aimé découvrir, mais comme vous le savez, voyager à vélo nous oblige parfois à des choix déchirants.

La fin de la route

Le parc Corcovado oublié, il ne nous reste plus qu’à rejoindre la frontière du Panama, en deux jours. Deux jours à rouler sur une route étrangement et évidemment agréablement déserte, dans un environnement toujours autant luxuriant. Et déjà il est temps de faire un premier bilan de ce petit mais si agréable pays qui nous a tant plus.

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Les plus ? La gentillesse et le sens du service tellement appréciés des habitants, la diversité inégalée de la faune que nous avons eu la chance d’apercevoir, la beauté des paysages, des montagnes aux plages paradisiaques.

Les moins ? En cherchant bien, il y en a quelques-uns… Le fait que si peu de routes soient pavées, réduisant de beaucoup l’accès à plusieurs endroits à vélo, dont la péninsule de Nicoya que nous aurions aimé aller voir. Aussi, une étrange habitude, dans les lieux touristiques, de donner les prix en dollars, plutôt qu’en colónes, la monnaie locale. Conséquence : quand vous voulez payer en colónes, on vous applique un taux de change pour repasser du dollar au colón, ce qui vous fait payer encore plus cher. Un non-sens total quant à moi, mais on peut dire que par ici ils ont le sens des affaires… En bref : si vous prévoyez visiter le Costa Rica, emportez des dollars américains avec vous, en plus des colónes, et sur place payez avec la devise qui vous reviendra le moins cher selon le cas.

Trois petites semaines après notre arrivée, nous voici déjà à la frontière du Panama où la route s’arrête avant la frontière colombienne. Nous voici à la croisée des chemins et savons qu’il nous faudra forcément prendre une décision quant à la suite de notre voyage.

Oui, mais laquelle ? Roulons encore un peu, cela nous aidera à choisir…

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7 avis sur « Sea, Surf and Sun… »

  1. Damn it !
    Quel suspense insoutenable, comment oser vous laisser vos lecteurs et vos fans dans un tel état d’angoisse 😉
    Du coup j’attends la suite avec encore plus d’impatience, et quel que soit votre choix on sera avec vous les nomades, bon courage et bonne route !

  2. Ils continuent leur route les Rêveurs nomades qui font rêver les sédentarius. Qu’est-ce que l’on ferait sans votre verve, votre dégaine, votre pêche, votre esprit ? Allez, ils poursuivent pour notre plus grand bonheur !

  3. Quel privilège vous vous donnez de vivre pareille aventure formatrice et culturelle à tout point de vue.
    Vous avec mon admiration et mon respect.
    « Profitez de la Vie, elle a une date d’expiration. »

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