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22 indispensables à moins de 50 g pour le cyclo

C’est bien connu : lorsqu’on voyage à vélo, on ne peut pas dire que l’on soit ni rapide, ni léger. Et pourtant, si l’on veut éviter d’être plus lourd encore (si, c’est possible), il est important de viser, pour chaque pièce d’équipement ou accessoire que nous emportons, le meilleur rapport poids / encombrement / performance / utilité / robustesse / coût. Rien que ça.

Bien sûr, il y a les grands classiques, comme un ensemble de réparation pour crevaisons et quelques chambres à air de rechange, ou encore un odomètre. Mais si vous partez en voyage à vélo, d’autres petits accessoires parfois moins connus sont au moins aussi indispensables.

Rassurez-vous, nous avons préparé une petite sélection rien pour vous. Nous vous présentons nos petits chouchous, qu’on emporterait partout. Et quelques p’tits conseils en prime, généreux que nous sommes.

Mesureur de chaîne

IMG_2259En cyclo, il y a deux éléments à surveiller de près : la chaîne et les roues. Si vous bichonnez les deux, vous irez beaucoup plus loin.

Le mesureur de chaîne vous permettra de surveiller l’état de votre chaîne et de la changer à temps, c’est-à dire avant que celle-ci ne soit trop usée et n’use à son tour les dents des plateaux avant et des pignons arrière, vous forçant à les changer.

Bonne nouvelle : un mesureur de chaîne ne pèse rien, il est tout petit et pas cher. Et en plus il est très facile d’utilisation : en quelques secondes vous savez si votre chaîne est à changer ou pas. Bref, il a toutes les raisons de se faire une place pas trop loin dans une sacoche.

Dérive-chaîne

Si votre chIMG_2258aîne est à changer, vous pouvez faire ça tout seul, à l’aide d’un autre indispensable, un dérive-chaîne qui permet d’ouvrir la chaîne en démontant un maillon, sans avoir à retirer une roue ou quoi que ce soit d’autre. Le dérive-chaîne permet aussi de remonter un maillon ou de raccourcir une chaîne en cas de problème. Cela implique bien sûr d’avoir en main quelques maillons de rechange, autres indispensables.

Conseil : parfois des dérive-chaînes sont inclus dans certains outils multifonctions mais ceux-ci sont d’une qualité médiocre et risquent de briser. Mieux vaut vous procurer un outil spécifique, plus robuste.

IMG_2261Maillon rapide

Celui-là, c’est un petit bijou qui ne vaut que quelques dollars. Il vous permet en effet d’ouvrir et de refermer une chaîne autant de fois que vous le voulez, en quelques secondes. Bien sûr vous pouvez changer votre chaîne plus facilement, mais vous pouvez aussi la nettoyer en la démontant et en la dégraissant ailleurs que sur votre vélo, avant de la réinstaller, propre, ensuite, pour la lubrifier. Le travail est plus rapide, mieux fait et moins salissant. Que demande le peuple ?

Clé à rayons et… tee de golf

Après la chaîne, les roues. Le plus important à vérifier régulièrement sur celles-ci est leur voilage éventuel, c’est-à dire le fait que des rayons soient trop ou pas assez tendus. Une roue voilée, c’est la voie de garage assurée si le mal n’est pas traité à temps. Mieux vaut donc prévenir que guérir en vérifiant régulièrement la tension des rayons. Comment savoir si un rayon est bien tendu ? On inspecte la jante méticuleusement en faisant tourner la roue pour voir s’il existe des zones de frottement.

Pour ce faire, moi j’utilise unIMG_2260 tee de golf que je bloque, avec mes doigts, proche du patin de frein (sur lequel j’appuie le tee), puis j’approche le bout du tee tranquillement jusqu’à ce que celui-ci frotte la jante lorsque la roue tourne. S’il frotte à un endroit précis il ne me reste plus qu’à repérer ce dernier. Un feutre à la place du tee fait à ce sujet un très bon boulot puisqu’il marque la jante dès qu’il frotte. Mais je préfère le tee, au cas où je rencontre une balle de golf sur mon chemin…

Ensuite il ne reste plus qu’à sortir l’arme fatale : la clé à rayons. Avec celle-ci je serre ou desserre au besoin les quelques rayons concernés pour réaligner ma roue.

Attention, il faut être très vigilant lorsqu’on joue avec les rayons, car on peut rapidement faire pire que mieux ou serrant ou desserrant trop un rayon. Une petite formation auprès d’un mécanicien de vélo est un must avant de vous lancer par vous-même dans cet exercice délicat.

Côté matériel, assurez-vous d’avoir la clé à rayons correspondant à la marque de vos rayons. Les clés les plus ergonomiques sont spécifiques à certaines marques, d’autres ont plusieurs encoches pour s’adapter à différents embouts de rayons. Il existe même des clés intégrées aux outils multifonctions, qui peuvent dépanner.

Rayons de rechange (et leurs embouts)

Si jamais vous avez un rayon brisé, il est indispensable d’en avoir d’autres de rechange, avec leurs embouts. Assurez-vous de posséder les longueurs exactes pour chaque type de rayons, car celles-ci diffèrent selon que les rayons sont sur la roue avant, la roue arrière côté gauche ou côté droit du moyeu. Oui, trois longueurs différentes pour un seul vélo.

Ensuite, changer un rayon n’est vraiment pas chose aisée. Outre le changement comme tel, il faut ensuite réaligner la roue correctement. De plus, en général, une fois un rayon changé, souvent d’autres lâchent ensuite car la roue a été débalancée. Réaction en chaîne. Le mieux est donc de trouver un mécanicien de vélo rapidement afin de réaligner correctement la roue.

Bonne nouvelle : si vous avez bien fait votre travail d’inspection des rayons, ceux-ci ne devraient pas briser. Après 14 000 km nous n’avons eu aucun rayon brisé sur nos sept roues. Et vous aurez encore moins de problèmes si votre roue est montée par un professionnel et qu’elle comporte suffisamment de rayons (32 ou idéalement 36).

Ça c’était pour la mécanique. Passons aux accessoires de sécurité. Parce que comme voyager à vélo n’implique pas toujours se promener sur des routes désertes, loin de là, il est important d’avoir quelques accessoires qui contribuent à rendre notre voyage plus sécuritaire.

Miroir de casque

Celui-là, on ne peut plus s’en passer. Existant en plusieurs versions (sur le casque, sur des lunettes ou sur le guidon), sa fonction est la même : nous donner des yeux dans le dos afin de voir ce qui se passe derrière nous. Nous pouvons ainsi voir approcher les autobus roulant à toute allure et nous rabattre à temps…

Rétro

Les miroirs nous sont devenus si indispensables que lorsque nous n’avons pas de casque sur la tête (quand nous marchons, par exemple), nous avons encore le réflexe de vouloir regarder dedans !

Écarteur de danger

Ici le but est d’êtrIMG_2257e plus repéré par les véhicules nous approchant en leur imposant de faire un petit écart en nous doublant. Plusieurs versions existent. Certaines sont en vente dans le commerce, comme ceux que nous avons, d’autres sont bidouillables soi-même, comme un simple bâton accroché au vélo et orné d’un bout de tissu fluo. Rien ne vous empêche d’avoir aussi un drapeau vertical pour être vu de loin, ou un gilet réflecteur. Mieux les gens nous voient, mieux ils nous évitent. Et croyez-nous, en Amérique Latine on n’est jamais assez visible.

Lampe frontale

L’une des règles de base du cyclotourisme est d’éviter de rouler la nuit. On ne voit rien des beaux paysages et cela peut être dangereux dans les pays où la sécurité décroît avec le soleil.

IMG_2255Un système d’éclairage est toujours une bonne idée, au cas où. Il existe des millions de types d’éclairage de vélo, dont certains sont extrêmement puissants et efficaces.

Mais si vous ne voulez pas vous encombrer d’une lampe de vélo, une lampe frontale (que vous emporterez dans tous les cas dans vos bagages) installée sur votre casque fait le travail tout aussi bien, voire mieux à notre avis, car elle éclairera peu importe où vous regardez. Et si elle clignote c’est encore mieux. Nos lampes frontales nous ont dépannés en bien des occasions.

Sifflet

Après la vue, l’ouïe. Le sifflet est un tout petit truc qui sait se faire entendre ! Encore mieux que les sonnettes à notre humble avis (ou complémentaire), celui-ci nous donne de la voix qui est parfois indispensable lorsque nous roulons dans une circulation dense et bruyante, comme en ville. En plus, vous avez le choix de couleurs, pour adapter votre sifflet à votre garde-robe. Indispensable, on vous dit.

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Place maintenant aux petits trucs qui changent la vie et la rendent plus confortable quand on voyage à vélo !

Élastiques ou rubans de couleurs

Une règle importante du cyclotourisme est de toujours ranger les affaires dans les sacoches au même endroit. Toujours. Chaque chose à sa place. Mais quand toutes les sacoches que nous emportons sont de la même couleur (dans notre cas : rouge), il est parfois difficile de retrouver où est rangé quoi, notamment quand toutes les sacoches sont détachées des vélos et entassées ensemble. Cécile a donc pensé à un petit truc pour les différencier : attacher sur chacune d’elles un petit élastique d’une couleur différente selon ce qu’elle contient. Rose pour les affaires d’Emma, Bleu pour celles de Cécile, Vert pour celles de FX, jaune pour la sacoche matériel, etc. Bon, après il vous faut se souvenir que telle couleur d’élastique correspond à telles choses contenues dans la sacoche, mais on n’a pas dit non plus que cette solution était miraculeuse…

Bâche

D’accord, elle est un tout petit peu plus lourde que 50 g, mais elle est tellement indispensable tout en prenant relativement peu de place qu’elle ne pouvait que faire partie de notre sélection.

Elle a bien des utilités : nous protéger de la pluie et du vent en camping lorsque nous mangeons ; protéger les vélos de la pluie et des regards indiscrets la nuit ; servir de civière ou de couverture de survie en cas d’urgence, de couvre-sol, de nappe…

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Hamac

Là aussi, c’est un accessoire indispensable que nous avons fait le choix d’emporter même s’il pèse plus de 50 g. Il reste toutefois très compact et nous permet de détendre nos petits dos endoloris en étant bercés entre deux palmiers par une tiède brise océanique…

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C’est aussi un accessoire de jeux indestructible, pouvant par exemple servir de balançoire acrobatique pour quatre enfants à la fois. Bon à savoir, non ?

Couvre-gants et couvre-chaussures

Nous n’allons pas entrer aujourd’hui dans le détail des vêtements que nous avons emportés, mais simplement vous parler de deux d’entres eux. Si vous prévoyez voyager en vélo dans un environnement potentiellement pluvieux, venteux ou froid (ou les trois à la fois) alors, comme une bonne tuque, les couvre-gants et couvre-chaussures imperméables changeront votre vie. Par temps capricieux, nous disons oui aux extrémités au sec et au chaud ! Elles vous remercieront chaque soir.

Les indispensables indispensables

Bon là on ne peut pas être plus clair. Si vous ne les emportez pas, on ne peut plus rien faire pour vous…

Les sacs Ziplocs (ou de bons vieux sacs plastiques) vous permettront de protéger bien des affaires de l’humidité : passeports, liseuses, jouets, vêtements, alouette…

Du ruban Duc Tape, du ruban électrique noir, des tendeurs (bungees), des attaches de câble (zip tie), un petit tube de colle forte et même une vieille chambre à air vous permettront de tout réparer, tout attacher, tout fixer…

Vous avez, vous aussi, des indispensables légers, pas lourds et pas chers pour le cyclo ? Faites-nous part de vos coups de cœur !

Bon voyage et à bientôt sur les routes !

6 avis sur « 22 indispensables à moins de 50 g pour le cyclo »

  1. Cool cet article qui détaille bien la boite à outil d’un cyclo. Nous aussi, on aime bien aussi des vieux morceaux de chambre à air pour accrocher/fixer du matos n’importe où. J’ajouterai également une vieille brosse à dent pour frotter chaine et endroit graisseux…

  2. On est impuissant à trouver de la légèreté, lorsqu’on se contente de la rechercher. Trafiqué malicieusement de : On est impuissant à trouver du plaisir quand on se contente de le rechercher. De Marcel Proust. Dans : À la recherche du temps perdu.
    Autre contexte autre moeur ?
    Proust ne roulait que sur des formules. Si soignées soient-elles. Mais encore et peut-être…

  3. On partage déjà tout ça, sauf peut-être le hamac qui n’est pas toujours du voyage. Un must pour nous apr contre est la chaise qui va avec le matelas thermarest. Très léger et tellement confortable. Nous avons aussi un bouchon d’évier universel. Utile pour la vaisselle et la lessive. Au moins un dry-bag, pour garder au sec ou pour faire la lessive ! Une ficelle pour la corde à linge et même des minis épingles en plastiques. Pas de miroir pour nous. Joyeuses fêtes au Costa Rica.

    • Ah, les chaises Therm-A-Rest… On a longtemps hésité à les prendre, pour finalement les laisser à la maison, avec regret. Nous n’avons pas de bouchon universel mais un petit bac pliant pour la vaisselle, très pratique aussi. Quant aux dry-bags, des must ! Joyeuses Fêtes à vous !

  4. Géniaux tous ces conseils ! Je transfère à une amie, qui prépare un voyage en vélo (bon, un peu moins grand que le vôtre, mais c’est son premier !)

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