Blogue / Guatemala

Entre jungle et montagnes

Bienvenue au Guatemala ! C’est notre second passage de frontière en une semaine. De nouveau, il nous faut nous habituer à utiliser une nouvelle monnaie, maîtriser les taux de change… Les petits cerveaux travaillent fort ces jours-ci ! Guatemala Nous entrons au Guatemala par la région de Petén. Au nord du pays, c’est la région la moins peuplée et la plus isolée. La plupart des routes sont encore en gravelle, mais heureusement celles que nous emprunterons ont été asphaltées, pour permettre aux bus de rejoindre l’attraction numéro un de la région : la fabuleuse cité Maya de Tikal. Pour nous y rendre, nous parcourons une centaine de kilomètres magnifiques, vallonnés à souhait, avec de petits villages mayas isolés en chemin.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les routes sont plutôt désertes, même si parfois la circulation se fait plus intense, aux heures de pointe… _FXD3561 Comme le Mexique, ou presque

Si à prime abord le Guatemala nous rappelle le Mexique des dernières semaines, nous réalisons rapidement que beaucoup de choses distinguent les populations des deux pays, au-delà de leurs origines Mayas communes. En fait, le Guatemala est un peu comme le Mexique, mais en plus brut, en plus traditionnel. Ici les villages sont plus isolés, la population bien plus pauvre et l’on sent vraiment sur nous la pression des regards ébahis des gens que nous croisons dans les villages et qui se demandent ce qu’on fait ici, à vélo, avec un enfant. Pour autant, dès que les conversations s’engagent, ce ne sont que gentillesse, générosité et sourires spontanés, sans cette réserve que nous avons toujours ressentie au Mexique.

Autre surprise : ici l’espagnol n’est que la seconde langue parlée, bien loin derrière les dialectes Mayas. Pas toujours facile de se faire comprendre, mais nous trouvons toujours quelqu’un qui parle un peu espagnol. Qui l’eut cru. Toutes ces impressions ne feront que se confirmer dans les régions que nous traverserons au cours des prochaines semaines.

Tikal, sous la jungle

Nous arrivons à El Remate, très beau petit village lacustre au bord du lac Petén Itza, aux couchers de soleil plutôt pas pires… _FXD3633 D’ici, nous prendrons un minibus pour nous rendre à Tikal et découvrir cette cité qui fut l’un des empires les plus importants de la civilisation Maya, direct rival de Calakmul et Palenque, pas si loin d’ici. Rapidement, nous réalisons à quel point ce site est enfoui dans la jungle, réparti sur un territoire de plus de 1600 km2. Rien que pour découvrir les temples et bâtiments les plus visités, il nous faut couvrir une distance de près de 15 km, en plein cœur de la forêt où pullulent toucans, perroquets, singes ateles et hurleurs au milieu d’une faune exubérante.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce cadre édénique est en fait l’attrait principal de ce site : quel sentiment d’isolement nous avons lorsque nous découvrons, du sommet du temple IV, les sommets des autres temples disséminés au loin au-dessus de la canopée ! _FXD3608 Ces temples, moins bien conservés que ceux que nous avons vus au Mexique, restent toutefois fascinants, entre autres par leur hauteur imposante. Une ambiance magique et mystérieuse rehaussée par la journée pluvieuse lors de notre visite.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Tikal restera dans nos souvenirs comme le site Maya le plus « sauvage » que nous aurons visités. Et dire que c’est le site le plus accessible du Guatemala et qu’il y en a de nombreuses autres cités-empires disséminées dans la jungle de Petén, souvent à plusieurs jours de marche, seul moyen de s’y rendre.

De retour à El Remate, nous reprenons nos vélos et longeons l’autre extrémité du lac pour rejoindre Flores, une ville toute mignonne sur une petite île dont on peut faire le tour à pied en moins de vingt minutes. Nous flânons avec plaisir dans ses ruelles pavées, parmi les maisons colorées ayant su garder tout leur cachet.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Extra-terrestres

Notre prochain objectif est de rejoindre Cobán, quelques 215 km plus au sud, capitale de la région Alta Verapaz, aux portes des hautes-terres guatémaltèques. D’ici-là, pas grand-chose d’autre que les belles et foisonnantes collines de Petén, qui sont autant de délices à rouler.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous croisons aussi de rares villages Mayas, qui ne nous semblent pas si invitants que cela pour y camper, tant nous ressentons la pression des regards des habitants sur nous, si pesante que nous ne sentons vraiment pas à l’aise. Nous avons presque le sentiment de débarquer d’une autre planète. Du coup, nous préférons pousser le plus loin possible à vélo et finissons par arriver à la tombée de la nuit à un carrefour au milieu de nulle part.

Pas grand chose ici, à part deux ou trois épiceries de dépannage, mais il faut vraiment nous arrêter. Nous demandons si nous pouvons camper dans les parages au gars qui tient l’une des épiceries : « Oui, ici », nous répond-il en nous pointant sa terrasse à quelques mètres de la route, abritée de la pluie qui se met à tomber. Parfait, cela fera l’affaire. Bonne nuit !

Le lendemain il nous reste encore plus de 100 km à parcourir jusque Cobán, dont une montée de près de 2 000 m sur les derniers 40 km. Heureusement, nous trouvons la petite ville de Chisec sur notre chemin, où nous décidons de prendre un bus pour nous éviter la montée finale vers Cobán. À la gare routière où se retrouvent les minibus, seuls moyens de transport locaux, nous voilà rapidement entourés de plusieurs dizaines de personnes curieuses alors que je négocie le coût du transport. Impressionnant, surtout pour Emma qui se retrouve comme nous engloutie près de son vélo, agrippée à maman. Une fois mis d’accord sur le prix avec le chauffeur, voilà nos vélos et bagages montés sur le toit, ligotés fermement avec tout le reste, et en route ! DSC02940 Les rois de la route

Il vous faut savoir une chose à propos des transports en commun au Guatemala : ce sont les véhicules les plus rapides sur les routes et leurs chauffeurs se prennent littéralement pour des pilotes de bolides, quels que soient les routes, le trafic, le relief, la visibilité… Encore un truc : il n’y a pas de capacité maximale dans ces bus. Si officiellement ils peuvent accueillir une quinzaine de personnes assises, dans la réalité nous sommes souvent une bonne trentaine, entassés tant bien que mal comme des poulets en batterie, certains parfois perchés sur le toit. Et encore, nous ne vous avons pas parlé des bus scolaires, encore pires, mais ce sera pour bientôt… Pas étonnant qu’il y ait au moins un accident de bus par semaine dans le pays. Pas rassurant non plus, mais bon.

Pour l’instant, nous voici embarqués en bus comme dans un manège, à enchaîner les virages en épingles à une vitesse ébouriffante. Emma en profite pour vomir à deux reprises, et nous voici arrivés à Cobán, à 2 000 m d’altitude, porte d’entrée des hautes-terres guatémaltèques, qui sont l’épicentre de l’identité guatémaltèque.

Programme alléchant

Arrivés dans la fourmillante Cobán, nous y restons deux jours. _FXD3692 D’abord pour nous habituer au nouveau climat : ici les nuits sont fraîches et nous retrouvons l’usage de nos doudounes et autres manches longues. Étrangement, comme il y a un an à Bishop en Californie, cela nous fait beaucoup de bien de ressentir ce rafraîchissement des températures qui nous rappelle l’automne québécois avec nostalgie. Ça fait du bien de sortir un peu de la chaleur humide des dernières semaines.

Nous nous promenons aussi un peu dans les environs et visitons notamment une plantation de café. Une visite très instructive pour tous: nous apprendrons tout du café, de sa culture à la torréfaction !

Enfin, nous nous préparons mentalement aux prochaines journées de vélos : la traversée des hautes-terres du Pays Quiché risquera d’être éprouvante, tant les côtes seront nombreuses et raides, souvent à plus de 10 %, parfois montant jusque 15 %, toujours à des altitudes oscillant entre 1 000 et 2 500 m. Du coup, nous avons décidé de scinder nos prochaines journées en distances de moins de 50 km.

Mais pour commencer, nous reprenons le bus, pour rejoindre Uspantán, 80 km plus à l’ouest. Pourquoi en bus ? Parce que la route est défoncée entre les deux villes et que l’on ne se voit pas monter et descendre les côtes à pied parmi les pierres. Les chauffeurs de bus, eux, n’ont pas de problème avec ça, et à voir la route (ou ce qu’il en reste) que nous empruntons, nous ne regrettons pas notre choix de ne pas l’avoir roulée à vélo, même si nous sommes secoués comme rarement sur une route sinueuse et parfois non existante, se faufilant à flanc de montagnes, les pierriers en amont, le précipice vertigineux en aval, vers lequel souvent le bus louvoie… Les passagers, eux, trouvent ça normal : certains lisent, d’autres dorment… Nous arrivons finalement en un seul morceau à Uspantán, pas mécontents d’être en vie.

Immersion en terre indigène

Avant de reprendre nos vélos nous tenons tout d’abord à aller visiter l’un des villages Quiché les plus emblématiques de la région, Nebaj, perdu dans les hautes-vallées. Ce village indigène, comme tant d’autres des hautes-terres, a été profondément touché par les ravages de la guerre civile qui a marqué le Guatemala durant plus de trente ans, jusque 1996. Ici comme ailleurs, de nombreux indigènes, des hommes surtout, ont été assassinés par l’armée, sans motif valable autre que leur indigénisme. Plus de 20 000 personnes ont été tuées en toute impunité en quelques années, dans l’indifférence générale. Si la population semble se remettre tout doucement, les plaies sont encore ouvertes et les mémoires vives, surtout au sein des générations plus âgées, touchées de plein fouet et dont ne subsistent souvent que des femmes. DSC02963 Nebaj est aussi reconnu pour la survivance de ces traditions Mayas ancestrales et la beauté des vêtements et les coiffes extraordinaires portées au quotidien par les femmes. Un village empreint de symboles forts qui donnent le ton des jours à venir.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La machine

Notre prochaine destination est la petite ville de Sacapulas, à 40 km de Uspantán. En chemin : deux solides montées suivies chacune d’une descente vertigineuse, dans un cadre montagneux grandiose. Dès la première montée, nous apprenons rapidement un fait capital concernant les routes guatémaltèques : celles-ci sont les plus raides possible, tant qu’un camion peut les monter en première. Cela donne des grades montant jusqu’à 15 % sur plusieurs kilomètres. Les cols du Tour de France, à côté, c’est bon pour l’échauffement ! Si nous évitons de monter à pied mais faisons des zigzags pour monter plus facilement, Emma grimpe droit dans la côte, avec un aisance physique déconcertante, malgré nos recommandations de faire comme nous : elle trouve qu’aller droit est plus facile ! C’est une brute, notre fille.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Bis repetita

Arrivés au sommet de la première côte, nous prenons le temps d’admirer le panorama splendide qui s’offre à nous. Si l’on fait abstraction des détritus jonchant par dizaines, ici comme ailleurs, la chaussée. _FXD3699D’ici nous pouvons suivre les méandres de la route qui descend à partir d’ici et dans laquelle nous embarquons quelques minutes plus tard. Celle-ci est si raide que les freins chauffent en permanence et nous devons nous arrêter fréquemment. Soudain : Pffffffffff… En quelques mètres, ma roue arrière est à plat.

Il faut d’abord vous dire un truc et faire un bref retour en arrière : cela fait déjà quelques semaines que j’avais remarqué que ma jante arrière était étrangement enflée de chaque côté de la valve, provoquant un frottement agaçant chaque fois que je freinais. J’étais allé demander conseil à un mécanicien de Chetumal au Mexique, qui m’avait dit à la légère que je pouvais encore rouler plusieurs milliers de kilomètres avec sans souci… Faute d’un diagnostic plus professionnel, je ne pouvais qu’espérer qu’il ait raison.

Mais le problème semble me rattraper ici, et même trouver son origine : en retirant ma chambre à air, déchirée comme par hasard juste à côté de la valve, je découvre que ma jante est fendue de chaque côté de celle-ci, sur une dizaine de centimètres. Je n’ose y croire : c’est ma deuxième jante arrière qui brise au cours de ce voyage… Et ici, en plein milieu des montagnes, ça ne va pas être facile de me trouver une nouvelle roue. Pour l’heure et après quelques minutes teintées d’un brin de désespoir, je décide de changer le fond de jante et d’installer une nouvelle chambre à air. On verra bien, après tout ce n’est qu’une crevaison. Peut-être n’est-elle pas due à ma jante défaillante, après tout. Mais moins d’un kilomètre plus loin, je crève de nouveau, aussi brutalement. La chambre à air est de nouveau déchirée et le nouveau fond de jante déjà détendu. Mais comment ça se fait ? Têtu, je persévère: nouvelle chambre à air, nouveau départ… et nouvelle crevaison deux kilomètres plus loin, en bas de la première côte. La troisième en trois kilomètres. Maudit.

Au moins, j’ai un début d’explication à mes problèmes : a priori, je semble crever dans les descentes uniquement. Probablement que la fissure de ma jante pince la chambre à air, qui se déchire d’autant plus vite sous la chaleur provoquée par le freinage durant les descentes. Je monte une quatrième chambre à air (la dernière que nous ayons de rechange) et nous entamons la seconde montée de la journée. Si ma théorie est exacte je ne devrais pas crever. Une heure plus tard, au sommet de la côte, ma prédiction s’avère exacte. Mais il reste une descente d’une dizaine de kilomètres avant d’atteindre Sacapulas, que l’on voit déjà dans le fond de la vallée. J’entame la descente raide tout doucement. Mon pneu semble tenir le coup. Et puis finalement, au bout de quelques centaines de mètres, il crève encore.

T#%$?&@#K !!!

Plus de chambre à air de rechange, plus possible de réparer. Il faut se résoudre : c’est un cas d’auto-stop. Une chance, le premier pick-up s’arrête et accepte de m’embarquer avec le vélo et la remorque. Les filles nous suivront jusqu’à la ville pour les derniers kilomètres de descente restants.

_FXD3702 Frustration

Arrivés à Sacapulas, nous décidons aussitôt de prendre le bus pour rejoindre directement Santa Cruz, capitale du Pays Quiché, où je pourrai sans doute trouver un petit atelier de vélo susceptible de m’aider. Vite, nous embarquons dans un minibus justement prêt à partir. En toute hâte, nous chargeons vélos et sacoches sur le toit, nous entassons dans le minibus et partons.

En chemin je rumine. Je suis frustré de ne pouvoir rouler à vélo dans ces montagnes et vallées splendides et spectaculaires. Frustré, parce que l’important pour nous n’est pas la destination mais le voyage en vélo, qu’on se coupe ici. Parce qu’Emma est en super forme et volontaire ces temps-ci, malgré les côtes de fou. Parce que les descentes me sont interdites en vélo, un comble. Parce que ça fait deux fois que ma roue arrière dézingue. Parce que les dépenses générées par les bus font un trou dans notre petit budget. Et enfin parce que les vélos sur les toits des bus, sur des routes sinueuses parfois non pavées, alors que les chauffeurs roulent comme des fous, c’est loin d’être idéal…

Mais le voyage est ainsi fait qu’il faut savoir s’adapter aux aléas et mésaventures que nous subissons en cours de route. C’est aussi ça, l’aventure : savoir prendre du recul, réagir avec philosophie et trouver du plaisir dans les conséquences des désagréments. Pas facile, mais nécessaire.

La tente volante

En cours de route vers Santa Cruz, notre minibus s’arrête soudain pour vérifier que les bagages sont bien arrimés sur le toit. Mieux vaut tard… me dis-je. Mais alors que nous comptons nos bagages nous réalisons qu’il nous manque la tente. L’avons-nous oubliée à Sacapulas, dans la précipitation du chargement ? Est-elle tombée en cours de route ? Aucune idée, mais cette frustration s’ajoute aux autres de la journée. Le chauffeur, plus que gêné, multiplie les appels sur son téléphone cellulaire, pour nous dire plusieurs minutes plus tard que la tente nous rejoindra à destination par un autre bus. Mais oui, bien sûr. Tant qu’à avoir une journée de…

Nous arrivons à Santa Cruz à la tombée de la nuit et nous décidons d’attendre le soit-disant bus providentiel qui nous rapportera notre tente. Je ne laisserai pas partir notre chauffeur ! Les minutes s’écoulent, puis une heure passe, la nuit s’installe… Quand nous voyons arriver en courant un autre chauffeur de bus tout souriant, notre tente à la main. Incroyable, nous n’y croyions plus. C’est ce qui s’appelle, malgré les déboires de la journée, avoir un bol fou ! Nous remercions chaleureusement nos chauffeurs et partons, à pied, à la recherche d’un hôtel où poser nos pénates pour deux nuits. Avec un peu de chance, c’est ici que ma roue devrait être réparée. L’objectif est que ma roue tienne suffisamment pour nous permettre de rejoindre Antigua à vélo, 180 km plus loin. Là-bas, je devrais pouvoir me trouver une jante décente et faire monter une autre roue, la troisième, par un mécanicien compétent.

Pour l’instant, partons à la recherche de la perle rare, le mécanicien magicien !

4 avis sur « Entre jungle et montagnes »

  1. Bravo à vous trois, on attend la suite avec impatience, une mention spéciale à Emma pour ses grimpettes en ligne droite.

  2. Bravo et merci pour ces récits qui décrivent très bien votre escapade, et, de plus, dans un français impeccable !

  3. Merci de me faire découvrir le Guatemala, j’adore toujours vous lire. Bon courage toujours et encore pour la suite de votre vélo-rando….qui s’est transformé pour une courte durée en busso-tento ;-))

  4. Salut les amis !
    Tout d’abord laissez moi vous dire combien vos aventures sont belles, ces temples dans la jungle, ces montagnes, ces couleurs… ça m’a donné envie de repartir tiens !
    Ensuite toute mon admiration à Emma; à vous aussi bien sûr, mais quand on sait combien le vélo ça peut être difficile parfois, ça laisse songeur pour la suite (méfiez vous elle va finir par vous semer dans les côtes).
    Enfin tout mon soutien à Fix, les soucis mécaniques c’est pas toujours facile (et je sais de quoi je parle) d’autant plus dans des coins reculés et qu’on est privé des descentes( ça c’est le plus injuste !).
    Allez, je ne doute pas qu’une fois encore tout s’arrangera grâce à votre persévérance désormais légendaire. Roulez bien les amis, mes pensées vous accompagnent.

    Till

    Ps: il ne faut jamais croire les chauffeurs quand ils disent qu’ils ont bien attaché tes bagages, il faut toujours vérifier, voire le faire soi même (on s’est fait avoir nous aussi 🙂 )

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s