Blogue / Mexique

Notes mexicaines

Après cinq mois en terre mexicaine, voici quelques impressions et remarques glanées au gré de nos observations ou des conversations que nous avons eues avec les mexicains.

L’occasion de revenir sur ce qui nous a marqués dans ce pays, le premier choc que nous ayons eu du voyage, une fois sortis de l’Amérique du Nord proprette. L’occasion aussi de déboulonner certaines idées reçues. Pas de jugement, juste des observations en vrac que nous avons voulu compiler avant que celles-ci nous soient devenues trop communes ou trop floues pour que nous les oubliions. Après, c’est promis, on vous laisse tranquilles avec le Mexique.

Dans les rues, la vie

Le Mexique au complet vit au rythme de la musique. Dans les haut-parleurs hurlants des voitures et des magasins, dans les bus, sur les plazas, sur les plages… Impossible d’y échapper. Et c’est tant mieux. Et si la musique pop formatée insipide se fait parfois entendre, c’est la musique néo-traditionnelle, des Mariachis au Norteño, de la Ranchera aux Bandas, qui tient toujours le haut du pavé avec ses accordéons et sections de cuivres à réveiller les morts. Euphorisant et plein de vie !

Plus généralement, le silence est inexistant ici : dès l’aube, ce sont les coqs, les chiens, les camions de livraison de bouteilles de gaz et leurs ritournelles claironnant à l’infini dans les rues qui vous réveillent, dans les villes ou les villages. Grasses matinées ? Connaît pas.

Cyclistes cherchent poubelles…

Malheureusement, les déchets sont souvent présents, à Baja et dans la campagne du Yucatán, surtout. Ici, pas un endroit, même au cœur du désert, où nous ne trouvons pas de déchets. Les poubelles sont parfois présentes mais personne n’est là pour les ramasser. Les ordures font partie du paysage et les gens s’en accommodent fort bien. En fait ils trouvent ça normal, c’est comme ça, on ne les a pas sensibilisés à cela, voilà tout.

Déchets

Un exemple concret ? Lorsque vous mangez dans un restaurant ou un stand de rue, les assiettes de plastique sont toujours recouvertes de sac transparent, facile à retirer et jeter plutôt que de nettoyer l’assiette. Sans compter les plats en polystyrène que l’on retrouve partout. Recyclage ? Quel recyclage ? On a d’autres chats à fouetter par ici, et reconnaissons que c’est bien normal. Question de priorité budgétaire.

Les meilleurs amis de l’homme ?

Les chiens sont partout, dans les rues et sur les routes. En général ils n’appartiennent à personne, sont en plus ou moins grande forme, voire parfois morts sur la chaussée. Là encore, c’est la norme. Personne ne s’occupe d’eux, ils sont laissés à eux-mêmes. La plupart sont peureux, ayant pris l’habitude de se faire battre par tout le monde et ne nous approchent pas.

Mais certains sont hargneux avec les vélos. Ceux-là, ce sont les chiens domestiqués, sortant de leurs jardins pour nous courser, aboyant comme des fous comme pour défendre leur territoire. Toujours un peu épeurant, on se s’y fait jamais vraiment, même s’il est facile de les éloigner.

Emma a appris à s’en méfier et ne pas s’en approcher, ce qui n’est pas facile pour elle qui est attirée par n’importe quel animal. D’autant plus qu’elle a déjà été mordue deux fois depuis le début du voyage, la dernière fois sur la plage d’El Pescadero à Baja, heureusement sans conséquence autres qu’une bonne frousse et quelques égratignures aux mollets. Depuis, dès qu’elle voit un chien qui semble s’approcher d’elle alors qu’elle est en vélo, elle crie fort pour l’apeurer et souvent ça fonctionne. Il y a aussi le truc des roches qu’on leur lance ou faisons mine de leur lancer, ce qui est efficace aussi. Sinon nous avons nos pieds prêts à leur décocher une taloche, mais nous n’en sommes jamais arrivés là. Il faut toujours se méfier des chiens.

Poussière

Dans les villages, les rues sont souvent de terre battue, parfois recouvertes de pavés. Seule la rue principale (souvent la route traversant le village) est asphaltée. La poussière recouvre tout, s’infiltre partout. À tel point que parfois les gens arrosent les rues pour garder la poussière au sol. Et ils recommencent souvent, puisque l’eau s’évapore en moins de temps qu’il ne me faut de temps pour l’écrire. Ça passe le temps.

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Miam.

Si vous croyez connaître la nourriture mexicaine, détrompez-vous : au Mexique tout est différent. Oubliez vos repères et les plats que vous avez déjà dégustés dans un soi-disant restaurant mexicain proche de chez vous, même s’il est tenu par des Mexicains. Ce que vous mangez est bien souvent Tex-Mex. Pas mexicain. Et si certains plats ont les mêmes noms (tacos, fajitas, burritos, empenadas…), ils n’ont rien à voir au Mexique. Oubliez la crème sûre, les tacos durs et les tortillas de blé, ici vous mangerez du maïs tous les jours ! Mais la gastronomie reste plus variée qu’on le pense, en particulier dans les régions de Puebla, Oaxaca, Yucatán et Chiapas. Amis de la découverte gastronomique, bonjour.

En fait, où que l’on soit, ça sent la bouffe. On vend des tacos à chaque coin de rue, les parfums de grillade envahissent l’air et stimulent nos papilles, on pourrait s’arrêter tous les cinquante mètres. Il y a aussi les panaderias et paleterias, où l’on peut se gaver de pâtisseries et crèmes glacées, les marchés où l’on s’approvisionne en fruits et légumes, en vrac ou découpés et prêts à manger, les vendeurs ambulants de boissons (dont nos favorites, l’orchata et le jus de Jamaïque)… Toujours, nous sommes assurés de la fraîcheur de la nourriture. Aucun risque d’intoxication alimentaire. Allez manger dans la rue, vous ne le regretterez pas.

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L’argent fait le bonheur ?

Le niveau de vie n’est clairement pas le même qu’en Amérique du Nord ou en Europe. Premier contact pour Emma avec une autre réalité. Au début elle nous posait souvent la question : « Les gens, est-ce qu’ils sont pauvres ? » Difficile de répondre simplement à ce genre d’interrogation, tant le niveau de vie est relatif. Cette première incursion dans un autre monde est en tout cas l’un des bienfaits de ce voyage, surtout pour Emma, qui peut concrètement découvrir d’autres réalités.

Alors, l’adage « l’argent ne fait pas le bonheur » et la fable du pêcheur Mexicain sont-ils vrais ? Au premier abord, on peut croire que oui : les gens ont l’air heureux de peu, prennent le temps de jaser ensemble sur les places et ne se plaignent pas. Tout semble plus simple, plus facile, tant les lois et les règlements paraissant discrets et non contraignants. Mais bien sûr la réalité est plus nuancée qu’on le croit.

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Le modèle américain reste d’abord une référence pour beaucoup de Mexicains, même si tous ne rêvent pas d’aller y vivre, loin de là. De toute façon, c’est tellement compliqué que beaucoup n’y pensent même pas…

L’influence américaine est partout, des téléromans sirupeux par douzaines aux publicités où la famille « parfaite » mexicaine, plus blanche qu’un cachet d’aspirine, vante les bienfaits de produits américains de grande consommation. Autant de symptômes de ce besoin de ressembler aux gringos. En passant, saviez-vous que les mexicains sont les plus grands consommateurs de Coca-Cola (avec plus de trois litres par jour et par personne) et de gels coiffants au monde ?

Complexe

Paradoxe du précédant constat, il existe un complexe d’infériorité vis-à-vis des blancs, qui depuis le XVIè siècle ont dominé le pays et imposé leur façon de voir, tant religieuse qu’économique ou sociale. D’où une politique gouvernementale mexicaine directement calquée sur celle des États-Unis.

Dans la rue, il en résulte souvent un comportement froid vis-à-vis de nous, qui heureusement s’estompe dès que la conversation s’engage. Alors les Mexicains nous montrent leur vrai visage, jovial, terriblement chaleureux et généreux. Mais ce sentiment de mise en retrait subsiste toujours, comme si nous les blancs étions la cause de leur situation, ce qui n’est pas faux d’ailleurs. Suggestion de lecture à ce sujet : Le rêve Mexicain, de JMG Le Clézio, racontant ce rêve perdu depuis l’invasion espagnole d’Hernan Cortéz et ses troupes en 1521, qui perdure jusqu’aujourd’hui.

Un pour tous, tous pareils

Malgré tout, le rouleau compresseur de la grande consommation n’a pas encore totalement tout dévasté. Et si les Wal-Mart et autres géants du détail sont ici aussi, les petits commerces sont encore majoritaires partout. Comme ces super mini markets et abarrotes, petites épiceries de quartier où l’on trouve, certes pas grand chose, mais au moins tout ce qu’il nous faut, en tout cas les produits de consommation de base, souvent de meilleure qualité, plus frais et moins chers que dans les grandes surfaces. Et qui font vivre beaucoup de Mexicains.

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Pour l’originalité et la distinction entre compétiteurs locaux, par contre, il faudra repasser : tous les magasins vendent la même chose, souvent les uns à côté des autres. Il arrive ainsi de traverser des quartiers de vendeurs de pneus, de vêtements, de tacos, de céramique, de robes de mariées, de vélos, de DVD piratés… À croire que lorsqu’il y a du potentiel pour un il y en a pour cinquante. Pas d’originalité de l’offre, les prix sont les mêmes partout mais cela ne dérange personne, et tous semblent s’en sortir. Au moins quand on cherche quelque chose on peut trouver tous les compétiteurs au même endroit ! Ensuite il ne reste qu’à choisir au hasard…

Le chômage est en fait très faible ici, car les Mexicains sont les rois des petits boulots, surtout dans la rue : ici abondent les cireurs de chaussures, vendeurs de tamales (de la pâte de maïs farcie au poulet, enveloppée dans une feuille de maïs ou de bananier et cuite à la vapeur), flans et pâtisseries maison, de piles électriques, de ballons et pétards, cordelettes… Mais ne nous y trompons pas : ces petits boulots sont plus des moyens de subsister qu’autre chose et ce taux de chômage est donc biaisé.

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Quant à la compétitivité, ce pays a un énorme potentiel pour devenir une super-puissance économique mondiale. Mais il faudra encore attendre un peu : ici, on travaille au rythme mexicain, rien ne presse ! Pourquoi se stresser d’ailleurs, si c’est pour un salaire de misère, peu de vacances et pas ou peu de protection ? On a le temps, et on travaille en équipe. Même pour repeindre un mur sur une échelle…

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A la casa

La plupart du temps, les gens vivent en famille élargie dans les maisons : cousins, grands-parents… cohabitent souvent sous le même toit. La famille est ce qu’il y a de plus sacré ici et à la base de tout. Bien sûr, vivre en famille pose aussi ses défis : les enfants restent chez leurs parents jusqu’au mariage, surtout les filles, pour qui c’est très compliqué de sortir le soir sans susciter la méfiance des parents quant aux garçons que l’on va retrouver. Et il est impensable de rentrer tard : le couvre-feu familial est à 22 h.

Côté confort, l’eau chaude est bien sûr présente, il faut simplement attendre un peu avant d’en avoir. Il suffit juste d’ouvrir le robinet, d’attendre que l’eau arrive puis de la laisser couler, d’aller se chercher 2-3 tacos au coin de la rue et au retour l’eau est chaude. Mais parfois non. Et parfois il n’y a tout simplement qu’un robinet. Ou pas du tout : un seau fait l’affaire.

La pression de l’eau est plutôt faible, ce qui assure des heures de plaisir quand vient le temps de faire la vaisselle ou de tirer la chasse d’eau des toilettes, par exemple. En passant, ne jamais mettre le papier toilette dans la cuvette, mais plutôt dans la poubelle.

Les Mexicains sont obsédés par la propreté, passent leur temps à nettoyer chez eux et peuvent prendre plusieurs douches par jour. Et bien sûr leurs cheveux sont toujours impeccablement coiffés et gominés (d’où les ventes de gels mentionnés plus haut). Si cela pouvait être aussi propre dans les rues et les jardins…

Quant aux maisons comme telles, lorsqu’elles sont terminées, ce qui est rarement le cas, elles sont très souvent entourées de grilles et de hauts murs surmontés de barbelés ou de tessons de verre. De vraies forteresses, qui semblent nécessaires vu le vol très présent un peu partout. Certains quartiers ont même leur propre service de sécurité, avec patrouille armée jusqu’aux dents circulant dans les rues. Impressionnant.

Une fois pour toutes

Parlant de sécurité… Durant tout notre séjour au Mexique, celle-ci fut un fait vérifié au quotidien. Dans les rues des villes et villages, nous nous promenions absolument sans crainte, de jour comme de soir. Il faut dire que nous étions rarement dans les grandes villes, qui attirent et concentrent, ici comme ailleurs, le vol et le crime. Dans les villages, rien de tel : la vie s’écoule doucement. Tout se sait et tout le monde se connaît, de toute façon. Loin des villes, le bonheur. Bien sûr, nous adoptions toujours les règles fondamentales de prudence : rester discret, ne pas montrer de signes extérieurs de richesse, éviter les quartiers et régions à risque.

Pour la dernière fois, rappelons que le Mexique est, dans son immense majorité, un pays sûr et très accueillant, contrairement à ce qu’en disent les médias alarmistes nord-américains et malgré les récents évènements locaux, trop anecdotiques pour représenter le pays. Bien sûr, certaines régions sont plutôt à éviter, notamment aux abords des frontières, mais il suffit de demander aux mexicains quels sont les endroits à éviter pour avoir l’heure juste. Bien sûr, les patrouilles de jeeps de l’armée sillonnent les routes et les barrages sont fréquents, mais on s’y fait : ils font partie du paysage.

On the road

Rouler au Mexique est globalement un plaisir sécuritaire. Nous n’avons jamais vraiment été inquiétés par les autres usagers, sauf quelques bus trop pressés pour nous doubler sans nous frôler. Mais aucune sueur froide. Au contraire, beaucoup de gens nous saluent sur la route ou nous sifflent pour nous encourager. Pour s’appeler et communiquer, siffler est d’ailleurs le moyen le plus utilisé, sur la route ou ailleurs (confession : ne pas savoir siffler avec mes doigts reste l’une des plus grandes frustrations de ma vie, va falloir apprendre comment ils font avec leur bouche).

Pratiquement tous les véhicules que nous croisons ou qui nous doublent, en particulier les camions, allument leurs feux de détresse, un mélange de « on vous salue / on prévient les véhicules d’en face que vous êtes dans le coin ».

Certains ont aussi ce regard en nous voyant : « mais qu’est-ce qu’ils foutent ici, à vélo, avec un enfant ? ». À nous voir rouler à vélo alors qu’eux rament pour joindre les deux bouts, nous sommes loin de leur réalité quotidienne.

Quand il y a de la place pour un…

Nous croisons aussi beaucoup de « transports en commun », en fait des voitures, camions, motos et vélos où tous autres véhicules dans lesquels s’entassent beaucoup plus de monde que ce pour quoi le véhicule en question est conçu : les enfants et bébés à l’avant, les amis dans le coffre arrière ou à l’arrière du pick-up, une famille complète sur une petite moto ou un vélo… C’est ce qu’on appelle « optimiser le potentiel de transport ». Les taxis et minibus de transport sont omniprésents également. Les vélos aussi, d’ailleurs, souvent empruntés faute de véhicule motorisé et utilisés pour se rendre au travail ou aux champs, une machette glissée dans le cadre et une carabine à l’épaule.

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Anatomie 101

Il n’est pas rare de croiser toutes sortes d’animaux en chemin : des chiens, bien sûr, mais aussi des vaches, stoïques au beau milieu de la chaussée, des ânes sauvages, des coyotes, des chevaux… Et toutes sortes de cadavres d’animaux écrasés, à divers degrés de décomposition. Au début, Emma a été très marquée par la vision quotidienne de ces animaux, puis s’y est faite. D’ailleurs, elle est devenue super bonne pour identifier n’importe quelle charogne, même en état de décomposition avancée. Qui a dit que nous ne pouvions pas étudier l’anatomie en voyage ?

Nous voyons beaucoup de stèles et de croix sur le bord des routes. Les accidents de la route sont nombreux et on nous le rappelle à chaque virage ou presque. À voir comment ils s’entassent dans leurs véhicules, ceci explique malheureusement peut-être aussi cela. Sans compter que le permis de conduire est facultatif et que le port de la ceinture l’est tout autant…

Tombe

Amen

Ces stèles sont aussi l’une des preuves que le Mexique croit en Dieu et que la religion (catholique) est encore très présente ici et pratiquée avec ferveur par une vaste majorité de la population. D’ailleurs nous nous sommes fréquemment fait poser la question : « Êtes-vous catholique ?  » Même si vous ne l’êtes pas, répondez oui, cela vous évitera l’incompréhension de vos hôtes.

Nous ne vous reparlerons pas des églises, chapelles et temples, richement ornés et présents jusque dans les moindres villages : nous vous avons gavé avec les nombreuses photos de ces édifices dans nos précédents billets de blogue… Sachez simplement que ces églises sont pleines et que plusieurs messes sont données chaque jour.

Outre les églises, nous croisons aussi de nombreux autels dédiés à la Vierge de Guadalupe (la patronne du pays), avec statue, cierges et fleurs artificielles. Même au beau milieu de nulle part, jusque dans le désert. Les crucifix et icônes sont bien en valeur dans les maisons et sur les lieux de travail également. Quant aux cierges, ils se vendent dans toutes les bonnes épiceries, prières prêtes à l’emploi incluses.

Habla español ?

Enfin, si vous comptez voyager au Mexique et souhaitez que celui-ci soit mémorable, parlez espagnol. Même quelques mots. Non, tous les mexicains ne parlent pas anglais, très loin de là. Sans compter que dans certaines régions comme Oaxaca, le Chiapas ou le Yucatán, beaucoup ne parlent même pas espagnol, mais leur dialecte indigène local. Faire l’effort de parler un peu espagnol c’est s’ouvrir les portes d’un nouveau monde. Nous l’avons vécu nous-mêmes, alors que lors des premières semaines nous ne parlions que peu espagnol et n’avions pas trop de contacts avec les habitants. Cela a changé drastiquement lorsque nous nous sommes améliorés. Dès lors, notre voyage fut tout autre et nous avons pu mieux appréhender ce pays et ses habitants uniques.

Voilà. Pour nous, le Mexique est derrière, mais nous espérons vous avoir donné l’envie d’aller y faire un tour pour, vous aussi, tomber en amour avec. Vous ne le regretterez pas !

8 avis sur « Notes mexicaines »

  1. Fantastique comme synthèse. Merci beaucoup. J’ai l’impression de connaître un peu mieux le Mexique.
    Au fait, quand est-ce que vous avez le temps d’écrire tout ça, et dans un très bon français en plus ?!

  2. Merci Madeleine ! Ce billet est un peu spécial, basé sur toutes les notes que nous avions prises en cours de route, avant de les oublier. Puis nous les avons réécrites et développées un peu, petit à petit. Puis, quand nous avons une connexion de bonne qualité, on publie !

  3. Alors vivement les notes qui nous permettent de mieux ressentir les sensations de ce pays aussi diversifié que fabuleux. Vos impressions deviennent notre film intérieur et nous donnent une idée plus sensible des réalités de ce rude pays. De la mégapole Mexico aux petites villes et villages, il y a un monde de différences. Aussi, est-il difficile de rendre l’ambiance globale du Mexique. Mais vous y parvenez à merveille, puisque vous avez parcouru le pays en tous sens et sur une période suffisamment longue pour pouvoir vous imprégner de ses caractéristiques. De ses saveurs. De son humanité. Et de ses aspects contradictoires.

    Personnellement, j’ai une relation amour-haine avec les pays d’Amérique-Centrale. Peut-être est-il plus facile d’y voyager en famille, surtout avec une enfant qui constitue, selon moi, votre gage de sécurité. Pour le voyageur blanc, en couple ou seul, ce qui est bien différent et forcément millionnaire à leurs yeux, le (Green Go back home; la couleur de l’habit du soldat américain) marque encore les esprits. En ce sens, le Mexique aura été pour moi un pays aussi fascinant que potentiellement dangereux. Les chauffeurs d’autocars qui conduisent à demi saouls avec leurs livrets de farces fixés à leurs klaxons avec des bandes élastiques, donne la mesure de leur relation à la sécurité. Mais n’est pas pour voir autre chose que l’on prend la route ? Chez-nous ce sont les textos au volant qui redéfinissent les contours de l’évolution des mœurs…

    Somme toute, je garde de mes voyages au Mexique des souvenirs impérissables que vous ravivez avec la qualité de vos chroniques hautes en couleurs. Vos notes constituent, par ailleurs, à mes yeux, la dimension la plus croustillante et instructive de votre périple.

    Salutations et bonne continuation en sécurité à vous trois.

  4. Très bon récit et très intéressant. Je signale cependant que le Mexique fait bel et bien parti de l’Amérique du Nord et non de l’Amérique Centrale. J’ai hâte de vous suivre en Amérique Centrale.

  5. Excellent, merci beaucoup pour les notes et surtout pour les infos sur la culture et la mentalité des mexicains. En toute franchise, je ne sais vraiment pas si j’aurais l’opportunité d’y aller un jour mais si cela adonne, grâce à vos précieuses annotations et commentaires perso, je saurais définitivement comment me comporter et où me rendre…En passant, moi aussi j’ai été longtemps super frustrée de ne pas savoir siffler avec les doigts quand je vivais en France 😉 Mais finalement, depuis notre arrivée au Canada (au Québec et en Ontario ensuite) j’ai cessé d’être frustrée car de mon point de vue, les canadiens ne communiquent pas en sifflant comme on pouvait le faire si souvent dans ma région de France à chaque occasion festive ou pour cruser les jolies filles dans la rue ;-))
    Merci et bonne route en Amérique du Sud.

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