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Perles du désert

Après une dizaine de jours de désert, le parc de Capitol Reef nous apparaît comme une oasis providentielle. Non que le désert soit terminé pour autant, mais pour quelques jours nous retrouverons le plaisir des choses simples. Comme camper à l’ombre des arbres et manger des tonnes de tartelettes.

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Au cœur du parc, se trouve une vallée verdoyante irriguée par la rivière Frémont, traversant le parc d’Est en Ouest et ayant attiré les hommes depuis des siècles. Les amérindiens d’abord, les Frémont puis les Pueblos, qui laisseront, ici comme dans de nombreux autres parcs en Utah, des pétroglyphes, magnifiques et émouvantes preuves rupestres de leur passage.

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Vinrent ensuite les colons Mormons en 1880, qui trouvèrent ici un refuge providentiel, s’y installèrent et fondirent le village de Fruita. Guère plus qu’une dizaine de familles, ils vécurent ici jusque 1969, en totale autarcie mais dans une relative abondance, malgré les étés étouffants, les fréquentes crues soudaines et les hivers rudes. De leur présence, il reste encore quelques bâtiments, dont l’école-église-salle communale et un corps de ferme reproduisant la vie quotidienne de l’époque. Sans oublier les vergers composés de 2700 arbres centenaires produisant encore le leurs lots de pommes, poires, pèches, abricots, amandes, prunes…

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Le plein, svp !

Dès notre arrivée dans la vallée, nous en profitons d’ailleurs pour nous arrêter dans un verger afin de cueillir un gros sac de pommes. Il faut croire que nos vélos ne sont pas encore assez lourds.

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Heureusement le camping se trouve à quelques centaines de mètres de là. Lorsque nous y arrivons, nous avons le ravissement de découvrir de grandes étendues d’herbe grasse à l’ombre de majestueux ormes centenaires. Ça nous change des campings des derniers jours au milieu des pierres et des arbres rabougris !

Autre découverte: le camping se trouve à quelques dizaines de mètres de la ferme qui a été reconvertie, ô joie, en petite épicerie vendant toutes sortes de mets faits maison et surtout, surtout, des divines tartelettes aux fruits préparées sur place chaque matin. Dire que nous en avons abusé est un euphémisme. C’est bien simple, chaque matin, nous étions à l’ouverture du magasin pour nous procurer notre ration quotidienne. Pas le choix, il fallait les goûter toutes.

Mais Capitol Reef, c’est aussi un petit paradis minéral truffé de gorges et de canyons. Car si la vallée est au cœur du parc, dès que nous nous éloignons quelque peu de celle-ci, le désert reprend ses droits.

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Nous en profitons évidemment, pour faire quelques superbes randonnées dans les environs et découvrir la magnifique Capital Gorge, nichée au creux de hautes falaises escarpées et cachant de nombreux slot canyons, si étroits qu’il faut parfois s’y faufiler pour y pénétrer. L’eau ici aura fait un travail spectaculaire en laissant des traces magnifiques sur les rochers érodés.

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Le pouvoir de l’eau

Malheureusement, les orages des derniers jours sont toujours présents et chacune de nos journées sur place se terminera par un violent orage et des pluies aussi abondantes que courtes, mais suffisantes pour déclencher ces fameuses crues soudaines, les flash floods, pouvant sans prévenir inonder en quelques minutes des canyons de vagues de plusieurs mètres dévalant des hauts plateaux, avec des conséquences impressionnantes : nous en avions vu le résultat concret avant d’arriver à Capitol Reef, alors que nous nous arrêtions le long de la route dans une ferme réputée pour ses divins fromages de chèvre et ses pains croustillants. Malheureusement lorsque nous sommes arrivés nous avons découvert las ferme et les champs recouverts d’un mètre de boue suite à la crue-éclair de la veille, réduisant à néant quinze ans de labeur en moins de deux heures. Il fallait voir les visages dévastés des fermiers, totalement dévastés. Quelques jours plus tard, alors que nous serons à Capitol Reef, même le camping subira les conséquences de ces pluies torrentielles qui y déverseront leurs coulées boueuses, alors même que nous serons sur place. Notre tente aura survécu, heureusement, on se demande encore comment.

Le long de la route 12

Nous quittons Capitol Reef après trois belles journées qui nous auront réconciliés avec le désert. Le sourire est revenu, nous sommes en forme pour continuer ! Ça tombe bien, de la forme, il en faut pour s’attaquer au plat principal du jour suivant : une ascension de 1 200 m pour rejoindre le village de Boulder, porte d’entrée du Monument National Grand Staircase – Escalante. La montée se fait dans la douleur pour Cécile, qui se remet doucement d’un petit coup de froid attrapé quelques jours auparavant. Souvent à pied, mais avec force, courage et persévérance, elle finira par avoir raison de la côte, qui culmine à près de 3 000 m. Dans la descente, nous retrouvons des amis que nous avions rencontrés la veille, une famille Suisse faisant eux aussi le tour du monde, mais en voilier, et qui passent quelques temps à terre pour visiter le Sud-Ouest américain. Quelle joie de les voir venir à notre rencontre, à la fin d’une si rude journée ! Nous trouvons un endroit en retrait de la route pour camper ensemble et passons une superbe soirée, petits comme grands. À bientôt Huaras, Delphine, Nils, Tim et Estelle, on se revoit en Australie !

Nous ne ferons qu’effleurer le Monument National Grand Staircase – Escalante, gigantesque territoire protégé et accessible dans sa plus grande partie uniquement en 4×4. Pas grave, nous commençons à avoir l’habitude. Mais la route panoramique 12 que nous empruntons, considérée comme l’une des plus belles des États-Unis, fait plus que compenser cette lacune, notamment le Hogback Ridge, où la route, juchée sur une crête, serpente au milieu de paysages sublimes de dunes pétrifiées et de dômes composant le plateau Aquarius. Et si certaines côtes nous font encore et toujours baver, la plupart de la journée se déroule en descente, pour rejoindre le village d’Escalante.

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Contrairement aux dernières semaines, depuis Capitol Reef nous ne sommes plus seuls sur les routes. Il faut dire que la route 12 est un road trip classique, reliant plusieurs joyaux naturels. Pas surprenant donc de croiser de nombreux bikers en Harley-Davidson, mais aussi des camping-cars et des bus de touristes, que nous retrouvons souvent aux nombreux points de vue sur le bord des routes. Souvent certains viennent nous voir et nous demander d’où l’on vient, où l’on va… Nous ne parlons pas toujours de notre projet dans son ensemble, mais lorsque la conversation nous y emmène, c’est chaque fois la même réaction de leur part : mâchoire qui se décroche, mots qui ne sortent plus, ébahissement, yeux ronds comme des billes… qui nous font parfois réaliser à quel point notre aventure peut être folle et atypique. Mais qu’est-ce qu’il nous a pris ? Il faut croire qu’effectivement, « Un voyage se passe de motifs, il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même », comme disait Nicolas Bouvier.

Et si nombreux sont ceux qui nous demandent s’il peuvent nous prendre en photo, d’autres le font à la sauvette, sans nous le demander, ce qui commence sérieusement à nous irriter. Dans ce cas, je leur fais remarquer ou nous détournons la tête. Nous ne sommes pas des bêtes de cirque !

Mauvais mélange

Escalante est un autre de ces endroits perdus au milieu de nulle part, dont les États-Unis (et le Canada) fourmillent et que nous adorons. Si l’on oublie les quelques mégalopoles qui concentrent la majorité de la population sur une portion infime du territoire, le reste du territoire américain représente un terrain de jeu gigantesque et souvent protégé, (ce qui est le cas pour les deux tiers de la surface de l’Utah) et dépeuplé. Seuls quelques villages isolés sont répartis le long de ces routes infinies. Escalante en est l’archétype : une longue rue principale, une ou deux épiceries, quelques magasins, motels et restaurants, c’est tout et c’est assez pour concentrer quelques centaines d’habitants.

Nous trouvons un camping au cœur du village, en retrait d’un chouette café où nous pourrons nous gaver de Chai Latte et de pizzas. Pas nécessairement en même temps, mais bon. Nous y faisons la connaissance de quatre Français, qui parcourent les États-Unis en moto, le long de la route 66. De Chicago à Los Angeles, une route mythique, un rêve d’enfant, un souvenir inoubliable. Ce qui me donne une furieuse envie de faire pareil… Emma, elle, est déjà prête !

Harley

Nous passerons une autre belle soirée en très bonne compagnie, qui se transformera malheureusement le jour suivant en méchante gastro pour moi. La pizza géante fut sans doute trop grosse pour moi tout seul. À moins que ce fut le mélange avec la bière et le chai latte qui ne m’ait pas réussi ? Passons sur les détails, le fait est que nous devrons rester un jour de plus sur place. Nous en profitons pour aller visiter le Petrified Forest State Park et ses incroyables troncs d’arbres pétrifiés et changés en pierre.

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Koadachrome, presque

Mon estomac s’étant replacé rapidement, nous reprenons la route, toujours vers l’Ouest. Prochain arrêt : le Kodachrome State Park, magnifique paraît-il. Nous ne le saurons pas car lorsque nous arrivons sur place, au terme d’un détour d’une vingtaine de kilomètres, on nous annonce que le camping est plein. Ni notre protestation, ni les larmes de déception d’Emma n’y feront rien. Le ranger reste de marbre et nous refoule. Nous rebroussons chemin, frustrés comme rarement. C’est évidemment le moment que la roue de la remorque choisit pour crever. Deux fois. Hou-rra.

Nous avons en tout cas appris la leçon : si l’on veut trouver un emplacement de camping dans les parcs, en pleine saison, il faut s’y présenter tôt, c’est-à dire avant midi. Réussirons-nous à trouver une place où camper dans le Parc National de Bryce, notre prochaine destination ? Vous le saurez dans notre prochain billet. Quel suspense insoutenable…

15 avis sur « Perles du désert »

  1. Bonjour à vous trois!
    Je viens de découvrir avec plaisir votre blogue! Bravo pour le projet fou mais ô combien inspirant! Je vais vous suivre assidûment, c’est certain. D’autant plus que votre itinéraire actuel ressemble drôlement à celui que nous venons de parcourir…en sens inverse toutefois. Nous avons adoré cette partie des USA. Pour ce qui est des campings des parcs, nous avons eu les mêmes désagréments, nous faire dire que les campings étaient complets. Mais il y a toujours moyen d’aller « quêter » un petit coin sur un site déjà occupé même si les Rangers ne semblent pas apprécier. Nous avons aussi fait l’expérience de nous faire dire que c’était complet à l’entrée du parc pour arriver au camping et il restait finalement quelques places. Certains Rangers sont plus intraitables que d’autres, malheureusement. C’est frustrant de voir que nous cyclistes, soyons traités comme les gros campeurs motorisés. Je pense que les parcs devraient réserver des places pour les cyclistes et les randonneurs, peu importe leur heure d’arrivée. Mais l’important, c’est d’entrer quand même dans le parc et d’aller sur les campings, quitte à demander de partager un espace avec d’autres campeurs. Quand nous étions à Zion, nous avons vu un cycliste cherchant une place et nous l’avons invité à monter sa tente pas loin de la nôtre sur l’immense terrain que nous avions réussi à obtenir.
    Voici le lien vers notre blogue: http://www.chardenvelomonde.blogspot.ca
    Justement, j’ai lu que vous cherchiez une béquille pour vos vélos. Nous venons de faire une revue de nos équipements et les béquilles maisons que nous avons utilisé nous ont très bien servi. Vous verrez le comment faire sur le blogue.
    J’ai bien hâte de voir la suite de vos aventures. Votre petite fille est vraiment formidable! Bonne route à la petite famille!
    Denise et Charles

    • Bonjour à vous deux! Merci de votre message et de vos bons mots! Je viens d’aller faire un (long) tour sur votre blogue, j’aurais pu y rester des heures, entre les billets, les (superbes) photos et les vidéos. Wow, quel voyage vous avez fait! J’ai appris quelques précieux trucs aussi sur votre dernier billet de blogue concernant l’équipement, je prends des notes! 🙂 Vous êtes rudement bien équipés en tout cas. Alors, pour quand le voyage en Amérique du Sud ? Peut-être nous croiserons-nous en cours de route ou ferons-nous un bout de chemin ensemble? En tout cas vous nous inspirez, vous aussi! À bientôt, FX

      • Bonjour! Nous sommes contents que vous aimiez le blogue. Si vous avez des questions pour l’équipement n’hésitez pas, ça nous fera plaisir. Nous avons appris des tas de trucs d’autres cyclistes et nous continuons toujours d’apprendre. Pour ce qui est du voyage en Amérique du Sud, nous pensons partir en juillet-août prochain et nous prévoyons prendre 18 à 24 mois pour parcourir ce continent. On ne sait jamais, nous pourrions croiser votre route, et ça serait un plaisir de pédaler avec votre belle équipe! 😉 Je le répète: votre petite Emma m’épate totalement! Je pense que vous lui faites un cadeau incommensurable en l’amenant ainsi à la découverte du monde et je vois qu’elle en profite pleinement. Bravo!
        Denise

  2. Vous êtes toujours aussi intéressants et impressionnants d’un billet à l’autre. Fascinant!
    Je continue de vous suivre avec beaucoup d’attention.
    À plus.
    Josée Blais

  3. Merci encore pour vos superbes billets. Je voyage avec vous derrière mon bureau. ici il fait 5° le matin alors quand je vous voie en T-shirt je vous envie un peut !

    Vivement le prochain billet !

  4. J’aurais pas cru qu’au etat unis il y est de si beau endroit , c’est plus que magnifique !Dire que je vous trouve tres courageux c’est un faible mot , mais je comprend que vu que le velo etant votre passion , vous pouviez pas faire un voyage autre , en plus vous voyez pleins de choses que les autres voient pas ! votre petite fille est super !
    Je me regale de vos commentaires et photos evidement !
    Bisous a vous 3
    Lili

  5. Au sujet de la prise de photos de votre équipage à la sauvette. Au Maroc, entre autres pays musulmans, les gens refusent de se faire prendre en photo. Sauf bien sûr si le contact et l’accord sont déjà établis. Dans les Amériques et en Europe, on semble prendre pour acquis ce vol d’intimité, cette prédation cyclope qui nie le droit au respect élémentaire de l’espace mental de l’autre. Personne n’aime se faire marcher sur les pieds, aussi, pourquoi tolérer se faire prendre… en photo, sans que l’envahisseur ne s’en excuse ? J’avais répliqué déjà à une prise de vue volée et particulièrement irritante par une prise de vue bien plus irritante : j’avais littéralement demandé à la personne de faire une macro de son iris. Elle m’avait demandé pourquoi je voulais faire cela ? J’avais prétendu travailler pour le SCRS. Si vous aviez vu la réaction… À provocation, provocation et demie ! Ma blonde me dit que je ne suis pas toujours commode. Et elle a bien raison.

    François Xavier, la moto c’est bien beau pour surfer sur le bitume et s’en mettre plein la vue sans efforts, comme tu le sais. Mais après il faut courir, macher, grimper aux arbres et faire tout plein d’exercice pour le dos, les abdos, le cou… Quand vous serez vieux comme moi, vous y aurez droit. Mais pas avant que vous n’ayez terminé votre devoir de secouage de puces des nostalgiques de la façon la plus extraordinaire de voyager : à pied, à cheval et à vélo…

    Perles du désert est magnifiquement choisi comme titre de cet album de transition entre ces univers que vous parcourez. Du grain de sable contenu dans les huîtres, à perles du désert, il n’y avait que le liquide amniotique de l’accouchement d’une idée de partir qui donne envie de la métamorphose du lézard en papillon.

    • Vous avez bien raison sur les prises de photos sans l’avis de la personne quel qu’elle sois !!! je suis allée en tunisie , je me serais pas permis de prendre une personne sans lui demander , je vais pas faire au autre ce que je voudrais pas qu’on me fasse !!!!! partout il y a des gens qui ce croient tout permis !!!!!!

    • Bien vu Paul la photo de l’iris, il faudra que j’essaie aussi 🙂 C’est un vrai désagrément ses photos à la sauvette, d’autant que ça nous arrive tous les jours ou presque. Chaque fois que je le peux (ou que j’en ai le temps) je le fais remarquer aux gens: « peut-être pourriez-vous demander? », et chaque fois ils réalisent leur geste. Je crois sincèrement que ce n’est pas une mauvaise intention au départ de leur part, simplement ils ne s’en rendent pas compte, ayant l’habitude de vivre dans un monde où tout est filmé sur cellulaire, sans autorisation de qui que ce soit. La vie privée est désormais chose du passé.

  6. Waouu, comme c’est beau tout ça. J’adore vous lire les amis, et ce mélange entre paysages de rêves et les histoires des hommes dans ces contrées hostiles, c’est pour moi fascinant.
    Encore une fois je suis admiratif de vos découvertes, rencontres, optimisme inaltérable face aux fatigues et tracas du voyages. Vous méritez toutes ces attentions, y compris photographiques ;-)… même s’il est vrai que les touristes manquent parfois de tact ( en Asie Clo et moi avions parfois l’impression d’être des bêtes curieuses !).
    J’espère en tout cas que vous serez mieux accueillis à Bryce (magnifique endroit).
    Et sinon côté météo ça dit quoi ? Pluie de plus en plus fréquente ? Froid nocturne ? Comment vos organismes s’en sortent-ils à l’approche du mois de novembre?

    Bonne route les nomades, Clo et moi on vous embrasse, je file prendre mon petit dej’ ( vous m’avez donné faim avec toutes vos tartelettes !).

    Ps: je vous ai envoyé par mail un lien vers une béquille sympa.

    • Salut Till! C’est toujours un grand plaisir d’avoir de vos nouvelles. Pour répondre à vos questions météos: depuis que nous avons quitté le désert pour arriver dans les Sierras (Bishop puis Yosemite), les nuits sont, disons… plutôt fraîches: la bouteille d’huile d’olive est gelée chaque matin, pour vous dire. Mais les journées sont très belles. Côté fatigue, on tient le coup, à notre grande surprise, il faut dire que Yosémite nous en a mis plein la vue, nous ne voulions plus en repartir et c’est la 1è fois que nous avons ce sentiment. Facile, tu me diras, pour un grimpeur d’aimer le Yosemite… Nous venons d’en sortir et devrions rejoindre San Francisco d’ici 2 jours. À noius le retour des températures clémentes! En espérant peu de pluie…
      PS. Je n’ai pas reçu ton email pour la béquille?
      Bises à vous deux!

      • Ah ben ça alors, pourtant j’avais répondu au message de Cécile sur l’adresse qui porte ton nom (peut être mon adresse mail est-elle passée dans les spams, cela arrive parfois !).
        Bon en tout cas voici le lien pour la béquille (que nous recommandons):
        http://www.cyclo-randonnee.fr/bequille-49/bequille-centrale-ergotec-double-flex-861.html

        En tout cas je suis ravi que vous vous soyez régalés à Yosemite, et bravo pour toute votre énergie 🙂
        Clo et moi on vous embrasse.
        Till

      • Merci pour le lien de la béquille: supporte-t-elle vraiment de lourdes charges? Chacun de nos vélo pèse tout de même près de 80 kg. Sans compter que la longueur avec la remorque ou le vélo d’Emma peut faire débalancer le tout. Qu’en pensez-vous, selon votre expérience? Merci ! xxx

  7. Alors alors difficile de répondre de façon certaine car en matière de matos vélo vous êtes bien placés pour savoir que c’est toujours un choix assez personnel ! Mais pour vous aider je dirais que ni Clo ni moi n’avons eu de souci avec les notres en 8 mois d’usage (puisque nous les avions déjà en Asie), qu’il faut par contre bien régler la hauteur au sol (facile à faire, surtout pour un des pros comme vous ! ), et vérifier de temps en temps serrage (simplement avec une clé à Allen) et graissage.

    Pour ma part je dirais que mon vélo chargé doit peser en tout autour de 30-35 kg (vélo+sacoches avant+eau et kit reparation rapide) + 7,5 kg de remorque et environ 25 kg de chargement (selon la quantité de cookies que je cache au fond de mon sac….et d’eau que nous emportons 🙂 ).
    Bref moins que vos 80 kg (il est vrai que je n’ai pas la chance de remorquer une globe-trotteuse en herbe moi 😉 ) mais quand meme solide la béquille.
    Voila, j’espère vous avoir aidés, n’hésitez-pas si vous avez besoin de quoi que ce soit d’autre.
    Biz !
    Till

    • Merci des précisions Till, la béquille semble être bcp plus robuste que je l’aurais pensé. Je crois que ça vaudrait le coup pour nous de l’essayer et d’en trouver une dans le coin de San Francisco. À suivre!

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