Conseils

Papa, où est-ce qu’on dort ce soir?

« Pas de planning, pas de planning »,  disait Jean-Claude Dusse. Si chaque matin nous savons à peu près où nous rendre le soir, nous ne savons pas pour autant où nous y dormirons.

Par contre, nous avons de nombreuses options parmi lesquelles choisir, de la plus chère à la plus simple :

L’hôtel

Le choix le plus facile et le plus confortable, mais aussi le plus cher. Si nous dormions en hôtel chaque soir notre voyage de trois ans durerait un an. C’est aussi l’option la moins pratique : les vélos sont rarement tolérés dans les chambres… À choisir en dernier recours donc.

Le motel

L’hôtel, en moins cher. Potentiellement intéressant, faute de mieux. Confort sommaire et décoration parfois kitsch, ce qui compense…

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L’auberge de jeunesse

Encore moins cher et source de rencontres enrichissantes. L’option payante que nous privilégions dans les villes, car ils ont l’habitude d’héberger des voyageurs au long cours et ont souvent la possibilité de garder nos vélos en lieu sûr.

Le camping

Relativement intéressant, particulièrement entre les villes, d’autant que nous avons tout ce qu’il faut pour camper. Souvent on peut y faire notre lessive et avons accès à Internet. Les prix varient toutefois du simple au triple (sans raison apparente). Les camping les plus avantageux se trouvent dans les parcs naturels. Tant mieux, c’est ce qu’on préfère, d’autant que nous traversons souvent ces derniers. Et pour être franc, de toute façon, si nous voulons camper dans un parc, nous n’avons pas d’autre option possible.

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Le Couchsurfing

En gros, on dort chez les gens. C’est l’option que nous privilégions autant que possible, pour ses nombreux avantages, dont deux principaux : ça ne nous coûte rien et nous y faisons les plus belles rencontres. Il y a trois façons de faire : la méthode organisée ; la méthode « tu connais pas quelqu’un qui pourrait nous héberger à telle place ? » et la méthode « on sonne, on se présente, on croise les doigts pour que ça marche » :

  • Il existe des réseaux internationaux de couchsurfing, la plupart gratuits ou presque. Quiconque souhaite héberger des voyageurs de passage s’y inscrit, détaille ses caractéristiques et préférences (nombre de places disponibles, commodités offertes…). Une fois sur la liste, il apparaît dans la liste des hôtes à contacter par les voyageurs, qui peuvent cibler leurs recherches par ville. De nombreux réseaux existent (Couchsurfing, Servas, Hospitality Club…) et il existe même un réseau dédié à l’hébergement de cyclotouristes, Warmshowers, où les hôtes sont souvent des cyclotouristes eux-mêmes, comprenant notre réalité et sources d’informations précieuses sur les itinéraires aux alentours. C’est ce dernier réseau que nous privilégions. Nous avons eu la chance d’être hébergés à deux reprises par son entremise et chaque fois nous avons rencontré des personnes extraordinaires (Ebru à Gibson et Barbara à Maple Ridge). L’inconvénient de ces réseaux est que, la plupart du temps, les hôtes résident dans les villes ou les banlieues, mais rarement ailleurs. Par contre, si l’on est en ville, c’est vraiment la solution la plus avantageuse pour nous.
  • Le bouche à oreille est aussi une méthode qui fonctionne bien : nous demandons à nos amis (vous !) si quelqu’un connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui… habite dans un endroit où nous prévoyons nous arrêter prochainement. Cela fonctionne d’autant mieux que ces personnes nous connaissent déjà (au moins indirectement) et sont d’autant plus ouvertes à nous accueillir, parfois pour plusieurs nuits. Nous en gardons d’excellents souvenirs et nous y faisons de nouveaux amis, comme Shona et Jon à Vancouver ou Amanda et Neil à Nanaimo. D’ailleurs, voici un cas pratique : au cours des prochaines semaines nous passerons par Kelowna, Vernon, Revelstoke, Golden, Lake Louise, Banff, Kimberley et Fernie, avant de passer la frontière Américaine. Si vous connaissez quelqu’un dans les parages d’une de ces villes, qui souhaiterait nous héberger, envoyez-nous un message privé, nous adorerions rencontrer cette personne. Merci 🙂
  • Il nous arrive aussi (et ce sera de plus en plus le cas) de sonner chez les gens à l’improviste et de leur demander si nous pouvons planter notre tente sur leur terrain. C’est l’option que nous privilégions dans les villages et en campagne. Notre méthode ? Nous repérons une maison avec un grand terrain (ou un pré, un champ, un verger…) et vérifions qu’il y a quelqu’un. Si nous savons que des enfants habitent sur place (jeux présents…) c’est encore mieux, car synonyme de rencontres pour Emma. Ensuite Cécile ou moi sonnons à la porte, toujours avec Emma (alias Passe-Partout), nous présentons et faisons notre demande. Nous donnons aussi un autocollant avec l’adresse de notre blogue. Jusqu’ici ça marche toujours et les gens sont très heureux de nous héberger. Certains vont même jusqu’à nous offrir le repas, voire dormir chez eux ! Comme quoi, l’hospitalité existe encore en ce bas monde, et c’est tant mieux._FXD3997

Le bivouac

Lorsqu’aucune des options ci-dessus ne fonctionne, il nous reste la possibilité de camper sur le bord de la route. En général nous trouvons un endroit calme et à l’abri des regards, nous nous y installons en fin de journée et y repartons le lendemain très tôt, l’objectif étant de ne pas se faire remarquer. C’est l’option privilégiée (pour ne pas dire la seule possible) lorsqu’il n’y a pas d’âme qui vive dans les parages. Et quelque chose me dit que ce sera souvent le cas au cours de notre voyage.

Jusqu’ici nous n’avons jamais été pris au dépourvu, loin de là, et nous en sommes toujours sorti pour pas trop cher (voire sans frais) et avons pu dormir chaque soir en toute sécurité. Avec en plus la joie quotidienne de l’inconnu et la promesse de rencontres inoubliables. Merci Jean-Claude Dusse, tu es décidément notre idole !

Sur ce, nous vous laissons sur ces quelques photos d’un chalet de motel où nous avons dormi à Princeton, solution privilégiée en urgence sous la pluie battante. Ambiance…

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4 avis sur « Papa, où est-ce qu’on dort ce soir? »

  1. Je voudrais vous féliciter pour votre magnifique projet. Vos articles nous font voyager mon conjoint et moi. Si au cours des 3 ans vous passez dans le Jura français, faites moi signe, je saurai vous trouver des solutions d’hébergements 😉 Bonne continuation à votre petite famille.

    • Merci Laure! Effectivement, il est plus que probable que nous passions dans le Jura au cours de notre voyage. Mais sans doute pas avant le printemps 2016… 🙂 Nous tenterons de retenir votre offre!

  2. J’ai hébergé une centaine de personne en Couchsurfing dans mon petit 2et demi depuis 3 ans. Toujours de belle rencontre. Il y a aussi Airbnb qui peu être intéressant, parfois des gents offres une chambre pour moins chère que le prit en dortoirs d’une auberge de jeunesse. Je trouve ça super que des gents vous accueilles sur leur terrain. Sa donne espoir en la race humaine! 😉 Quand vous serez rendu prêt de Montréal et Québec, je pourrai vous suggérer tous plein d’endroit chez des amis CS!

  3. Merci Gabriel, effectivement Airbnb est une très bonne ressource également. Nous ne passerons pas par Montréal ni Québec, mais merci quand même !

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